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chronique - "Nine Destinies..." de Sirenia

 

         
Nine Destinies and a Downfall cover
 

Sirenia
Sirenia
Origine :  Norvège
Date de formation : 2001

Date de sortie
23 février 2007

  01. The Last Call
02. My Mind's Eye
03. One By One
04. Sundown
05. Absent Without Leave
06. The Other Side
07. Seven Keys And Nine Doors
08. Downfall
09. Glades Of Summer


Pour ceux qui ne connaissent pas Sirenia, sachez juste que le fondateur du groupe n'est autre que l'ancien compositeur de Tristania, Morten Veland, qui a quitté le groupe en 2001 suite à quelques divergences musicales. Morten a alors mis tout son talent au service de son nouveau projet, destiné à mixer gothic metal avec influences rock et classiques. Pari accompli puisque Sirenia a réussi, en seulement deux albums, à se faire une place sur le devant de la scène metal à chant féminin. Le groupe sera d'ailleurs présent au Metal Femal Voices Fest 5, aux côtés des piliers du genre que sont Leave's Eyes, Epica ou encore After Forever.

Le 23 Février prochain verra la sortie du nouvel opus de Sirenia, intitulé "Nine Destinies and a Downfall", présenté par le groupe comme sa meilleure production depuis ses débuts. Notons tout de même que cette sortie coïncide, à un mois près avec celle du nouvel album de Tristania, "Illumination". Amusant, non ?

"Nine Destinies ans a Downfall" débute, sans introduction, par The Last Call, morceau à la mélodie simple et entraînante. Des choeurs fort sympathiques devancent la voix angélique mais puissante de la nouvelle chanteuse du groupe, Monika Pedersen (qui fait également partie du groupe Sinphonia, et a rejoint Sirenia en avril 2006). Rien de très novateur, mais pourtant ça fonctionne bien et c'est agréable à écouter.
Tout le reste de l'album pourrait cependant se résumer à ces mêmes mots : de belles mélodies angéliques, des choeurs très bien placés et efficaces, quelques choses sympathiques au piano par-ci par là pour agrémenter davantage le côté symphonique, des refrains simples, et quelques passages énergiques mêlés avec d'autres plus doux. Et c'est bien là le problème majeur de "Nine Destinies and a Downfall", ça ne se renouvelle pas du tout. Sirenia a réussi à trouver une belle composition à la fois mélodique et puissante, mais conserve exactement ce schéma du premier morceau au dernier. Et au final, on a plus que vaguement l'impression d'écouter neuf fois la même chose. On notera d'ailleurs en passant, l'affection particulière du groupe pour le chiffre neuf, puisque tous ses albums comportent exactement le même nombre de pistes. Un peu court tout ça, d'autant plus qu'aucun des morceaux ne dépasse les cinq minutes trentes. Et on ne peut que se demander, pourquoi avoir attendu quatre ans (depuis leur dernier album "An Elixir for Existence") pour nous offrir au final si peu. On regrette par ailleurs la diversité vocale des albums précédents. "Nine Destinies and A Downfall" n'ayant préservé que la voix de sa nouvelle égérie et reléguant les voix masculines à un second plan plus que lointain.
Dommage, je m'attendais à vraiment mieux de la part du groupe, qui avait su conquérir le coeur de son public avec quelque chose sortant du goth metal ordinaire.


partie métal
2/5
 
partie symphonique
3/5
Des rythmes assez gentillets et simplistes, absolument rien qui ne décolle vraiment. Cela cadre bien avec l'aspect général de l'album, mais on cherche vainement quelques solos originaux.
 
Des choeurs particulièrement remarquables et de très belles mélodies au piano par endroits qui donnent à cette album une belle dimension mystique. Cependant rien d'original.
     
Chant/choeurs
3/5
 
Harmonie d'ensemble
2/5
Monika Pedersen a certes une joli voix, qui colle parfaitement avec les morceaux de cette album, mais on ne peut s'empêcher de regretter Fabienne Gondamin (la chanteuse du premier album) qui avait su donner à Sirenia sa dimension si particulière. Concernant les choeurs, rien à redire, c'est excellent! L'un des rares points vraiment positifs de cet album.
 
Pour sûr, ça s'enchaîne bien... trop même ! Tout l'album est construit avec le même schéma.. et ça lasse très rapidement.


Conclusion
 Au final Sirenia retombe dans les clichés du genre, avec des mélodies et des rythmes accrocheurs certes, mais sans réelle saveur.
Si l'on devait tout de même retenir quelques titres se détachant vaguement du lot ? The Other side où l'on distingue encore la singulière et brillante composition qui avait fait la notoriété de Morten Veland et de Sirenia sur les albums précédents, ainsi que Downfall aux choeurs réellement impressionnants. Mais rien qui ne se révèle à la hauteur d'un mythique Sister Nightfall ( sur le premier album du groupe " At Sixes And Sevens") .
Cependant, "Nine Destinies and a Downfall" pourra certainement plaire à un public cherchant une musique goth/sympho relativement classique et épurée, car cela semble bien avoir été l'objectif du groupe : toucher un public large et relativement peu exigeant. Un bon succès commercial à prévoir, donc ? Cela, je n'en doute pas...

Chronique réalisée par The Inner Circle.

Nine Destinies and a Downfall