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Metal Symphonique : Aujourd’hui c’est le Nightwish France Festival et nous sommes sur place avec le groupe Niflheim, groupe de la région parisienne, qui est entré discrètement sur le site il y a un semestre maintenant. Il était donc grand temps de les révéler au grand jour.
Vous avez à votre actif un EP, Lost in Brocéliande, et un autre est en cours d’enregistrement.
Voulez-vous bien vous présenter ?
Niflheim : Bonjour, je m’appelle Manu, je suis le nouveau batteur du groupe.
Bonjour, je m’appelle Marie, je suis la nouvelle violoncelliste qui remplace le clavier.
Moi c’est Clara, je suis au violon et au chant (les cœurs lyriques), voilà… Et je ne bois plus depuis trois jours.
Tous : Bonjour Clara !
Moi c’est Seb, à la basse.
Moi c’est Aurore, la chanteuse (lyrique et heavy).
Hicham, à la guitare.
Je m’appelle Didier, je suis un des guitaristes.
Renaud, percussionniste et bientôt autres instruments folks (flûte, bombarde, cornemuse). On peut avoir un historique du groupe en quelques phrases ?
Ben au début c’était le bordel. Au début on s’appelait Potatoes. Il y avait plein de gens, certains sont partis d’autres sont arrivés. Quand le violon et Aurore (chanteuse) sont arrivés, le groupe a vraiment débuté. On a trouvé notre style, le nom du groupe…
On est huit alors le détail c’est un peu compliqué, et encore on aborde pas les questions de cul.
Corsairr : Non mais c’est pas la peine, on a pas d’info people sur le site.
Galathrandir : Lui il veut pas !
Niflheim : T’as tord, ça vend bien... On va faire Closer to Metal !
Metal Symphonique : Ok, au sujet du nom du groupe, donc au début c’était Potatoes, comment est-ce que c’est devenu Niflheim ?
Niflheim : Non, au début on a essayé Menzo Berenzen (ça s’écrit comme ça se prononce), mais comme nous on arrivait pas à le dire on a changé !
Plus sérieusement, le nom nous est venu en lisant Thorgal. Dans un passage, les personnages se retrouvent dans le monde de Niflheim qui est le pays des glaces. (Ceux qui meurent de façon héroïque vont au Valhalla et les autres vont à Niflheim).
Bien qu’on fasse des chansons super folklorique et entraînante, elles sont toutes basées sur la mythologie nordique.
Il faut aussi dire que Niflheim c’est l’origine du monde ! Parce que la vache, quand elle suçait des glaçons dans Niflheim, c’est comme ça qu’elle a réussi à sortir les premiers titans !! (rires) Vous pouvez aller sur Wikipedia c’est expliqué et il y a vraiment une vache qui suce des glaçons.
Oui c’est juste après le passage sur la fée qui chie des fraises ! (rires)
Metal Symphonique : Comment vous définiriez votre style ?
Niflheim : Du heavy folklorique.
Disons que nos compos sont heavy folkloriques mais les instruments et la façon d’en jouer sont symphoniques.
Metal Symphonique : Et vos influences ?
Niflheim : Elles sont variées (on est huit !). Mais dans les grandes lignes, il y a une grosse base heavy, la musique folk (bretonne, irlandaise …), musique classique, de la dance allemande des années 90, DJ bobo et surtout, la référence … Dorothée ! (rires)
« Au début on faisait pas mal de reprises de Nightwish. Après on a voulu s’exciter un peu, on a repris du Sonata Artica mais ça le faisait pas parce qu’on avait pas le chant qui allait avec. Cette période de reprise nous a permis de commencer à jouer tout en cherchant les musiciens et en commençant à composer.
Aujourd'hui, on fait encore quelques reprises, mais depuis le départ du claviériste on essaye de taper dans un registre un peu différent comme Blackmore's Night ou Tryan, afin de s'éloigner de l'image: "Groupe de sympho a chant féminin qui essaye de faire comme Nightwish"...
Metal Symphonique : Voilà le moment où on vous fait de la pub : vous avez déjà un EP et vous êtes en train d’enregistrer un album...
Niflheim : Oui, on a Lost in Brocéliande. Et comme on est super gentil, on vous donne un des morceaux de cet EP. (Note : à écouter sur la radio du site).
L’album en cours est enregistré et mixé maison. On fait ça tranquillement. Les chansons sont composées et il faut les enregistrer.
On a pas de label, parce qu’on ne voulait pas en trouver un et enregistrer ça à l’arrache parce qu’il n’aurait pas de moyen. On préfère prendre beaucoup de temps et faire ça nous même, chez nous, sans compter nos heures, parce que le rendu est meilleur. Mais si un jour une bonne occasion avec un label se présente, pourquoi pas.
Metal Symphonique : Passons du coq à l’âne, vous avez un site web ?
Niflheim : Oui, www.niflheim.org. Où on peut suivre notre actualité. On a récemment ouvert un blog avec pour objectif une vidéo par semaine (même si on a plutôt du mal à le tenir). On en est à la troisième. Les gens y sont assez réactifs.
Metal Symphonique : Avoir un groupe, c’est plutôt l’éclate ou la loose totale ?
Niflheim : C’est la merde totale ! (rires) Non, un groupe c’est sympa, ça peut être prise de tête… c’est comme un couple, un couple à huit.
Pour former un groupe il faut vraiment aimer ce qu’on fait, parce que ça engendre beaucoup de dépenses (location de studios de répétition, location de matériel pour les concerts...) ça demande beaucoup de temps… donc un groupe amateur c’est beaucoup de sacrifices. Mais le plaisir qu’on a à jouer ensemble, faire des concert… ça en vaut largement la peine.
Même un énorme groupe peu avoir des difficultés. Comme on peut le voir dans le DVD Vision of a Beast qui retrace l'histoire de Metallica lors de l'enregistrement de St Anger.
Donc globalement c’est l’éclate.
Metal Symphonique : Comment est-ce que vous voyez l’avenir de Niflheim ?
Niflheim : On joue tous les jours au loto et des qu’on gagne, on arrête tous nos boulots et on se consacre entièrement à la musique pour devenir des stars mondiales ! On sera le premier groupe à jouer sur la lune ! Ah oui parce qu’on arrive par des techniques de sortie de l’âme à voyager... Mais on en parlera plus tard, c’est la technique de la faille ! (rires)
Comme il nous est assez difficile de retranscrire l’ambiance qui règne au sein du groupe dans ces quelques pages d’interview, voici ce qui se passe quand on laisse les huit membres du groupe dans leur loge avec quelques instruments, en extrait audio s'il-vous plait !
Il était également assez compliqué de conserver la richesse des réponses aux quatre dernières questions, voilà donc l’enregistrement de celles-ci...
Metal Symphonique : Quel groupe prendriez-vous pour votre première partie au stade de France ?
Metal Symphonique : Vous avez deux minutes pour convaincre les gens d’acheter votre EP et le prochain !
Metal Symphonique : Qu’est-ce que vous voulez dire aux gens qui n’aiment pas votre musique ?
Metal Symphonique : Un petit mot pour les lecteurs de metalsymphonique.com ?
Metal Symphonique : Un grand merci à vous tous pour avoir pris le temps de répondre à nos questions. On vous souhaite bon courage pour le concert de ce soir et pour les suivants.
On rappelle que vous pouvez trouver les actualités du groupe sur leur site www.niflheim.org. Ils joueront samedi prochain (le 20 octobre) à Paris 12°, aux caves Saint Sabin pour une soirée barbare (avec jeu, boustifaille, déguisement et bien sûr musique).