interview de Whyzdom
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Whyzdom
 France
Date : 2007
Réalisée en septembre 2009 par email |
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Semaine spéciale consacrée aux français de Whyzdom... Et donc interview centrée sur "From the Brink of Infinity", le premier album du groupe !
Galathrandir : Salut à tout Whyzdom ! Déjà la deuxième interview sur Metal Symphonique, mais cette-fois ci, pour l’album ! Alors, heureux ?
En effet, c'est la deuxième, alors tout d'abord, merci à Metal Symphonique de nous suivre d'aussi près ! Sinon, en effet, nous sommes vraiment heureux de la sortie de notre album - mais aussi vraiment très stressés. C'est normal d'être toujours un peu inquiet, lorsqu'on révèle au public quelque chose de très intime et personnel, dans lequel on a mis énormément de nous mêmes.
G : On avait déjà fait les présentations dans une première interview, et la formation n’a pas changé… Mais au fait, qu’est-ce qui a changé chez Whyzdom depuis avril 2008 ?
Voyons voyons... Les musiciens sont rigoureusement les mêmes et nous travaillons avec la même équipe artistique (Vultus, F. Cuaz). Deux petits nouveaux tout de même : Samuel Vergnaud s'occupe maintenant du maquillage lors de nos concerts et Lionel Bertrand est devenu notre ingé-son depuis déjà 5 concerts. Ce sont tous les deux des personnes dans lesquelles nous avons une confiance absolue !
G : Première question concernant l’album : pourquoi ces quelques mois de retard ?
Nous voulions en effet sortir l'album au printemps 2009. Mais l'étape du mixage a été plus longue que prévu. Nous avons été extrêmement exigeants et avons fait énormément d'aller-retours avec le studio en charge de ce mix. Nous voulions que tout sonne exactement, parfaitement comme nous le désirions. Il faut dire que c'est extrêmement difficile de réussir un mix avec la masse du groupe métal et l'orchestre symphonique.
G : Quel est le concept, ou l’idée, derrière « From The Brink Of Infinity », et pourquoi ce titre ?
Dans "From The Brink Of Infinity", nous avons affaire à des personnages qui frôlent la limite, la ligne de démarcation entre le temps fini de nos vies, et l'infini du "non-être". "The Brink", en anglais est une expression difficilement traduisible parce qu'elle est empreinte d'une certaine poésie. On dit par exemple "On The Brink Of Tears" : Au bord des larmes. "On the Brink Of Defeat" : "sur le point de perdre". C'est un peu comme une limite qu'on est pratiquement obligé de franchir. En utilisant l'expression "From The Brink", nous voulions exprimer que les chansons venaient de cet endroit indéfinissable et que nous sommes tous obligés de franchir un jour ou l'autre : la mort.
G : Pouvez-vous nous en dire plus sur la jaquette ?
Cette pochette exprime énormément de choses pour nous. Le choix des couleurs (avec cette magnifique robe de Vultus) : un bleu sombre et froid qui évoque le néant et ce rouge qui rappelle le sang de la vie, ou encore le feu qui brûle à l'intérieur de nous. Un contraste saisissant. Le personnage qui exprime à la fois puissance et maîtrise, mais aussi fragilité, avec ses pieds nus et une expression mélancolique sur son visage. Elle est évidemment indissociable de la vidéo qui a été réalisée en même temps et qui a été dévoilée début septembre et qui révèle encore mieux l'état d'esprit de Whyzdom. Un grand grand merci à X-Nihilo Design !
G : Les orchestrations et les chœurs sont encore plus mis en avant, et pourtant l’album sonne encore plus violent… Avez-vous une recette particulière chez Whyzdom ?
Notre EP était une très bonne démo, avec un très bon son. Cela nous a permis d'analyser comment l'améliorer encore. Nous voulions un son plus agressif, plus moderne au niveau des guitares, et nous voulions un ensemble plus clair, plus distinct et plus punchy. Tout a été enregistré avec beaucoup plus de soin que pour l'EP, notamment avec beaucoup plus de micros pour la batterie et avec de nouvelles têtes de guitare. Et puis n'oublions pas que nous avons bénéficié du mastering de Markus Teske, en Allemagne, qui travaille déjà avec les plus grands (VandenPlas, notamment, mais aussi Symphony X pour le live).
G : La voix de Telya semble plus harmonieuse et maîtrisée. Comment a-t-elle abordé le chant sur cet opus ?
Telya progresse de mois en mois. Nous avons travaillé avec soin et énergie, et elle a donné tout ce qui était en elle. Les séances d'enregistrement ont été très très intense, parfois à la limite de l'épuisement. Je suis très fier du travail qu'elle a accompli !
G : Metal + orchestrations grandioses + chœurs + voix : est-ce que vous n’avez pas le sentiment d’avoir des morceaux un peu trop chargés parfois ?
Trop chargés ? Non. Très chargés, oui. Nous mettons tous les instruments au service de la puissance du métal... et c'est d'ailleurs pour ça que d'une manière générale, "orchestre symphonique" va si bien avec "métal" ! Et puis, n'oublie pas que nous avons aussi des morceaux bien plus calmes et aérés. Par exemple The Old Man In The Park, avec presque la moitié de la chanson jouée au piano + violoncelle + guitare acoustique. Tout se fait en fonction de l'émotion qu'on veut exprimer. Parfois, cela exige tout l'orchestre, parfois, juste quelques instruments acoustiques.
G : Avez-vous déjà eu des réactions concernant l’album, et si oui qu’en pensez-vous ?
Pour l'instant, tout se passe bien. Nous avons des critiques unanymement positives, aux USA, en Allemagne et en France. Cela nous rassure beaucoup. Mais finalement, je dirais que le meilleur signe pour nous est que nous continuons à adorer l'écouter nous même. Souvent, lorsqu'on sort un album (j'en suis à mon 6ème), on n'ose plus écouter ce qu'on a fait et on coupe les ponts pendant 6 mois ou 1 an. Avec From The Brink Of Infinity, nous adorons l'écouter et l'écouter et l'écouter encore. C'est le meilleur signe pour nous : celui que nous avons fait un travail avec lequel nous sommes en harmonie et dont nous sommes fiers. On espère juste que le public l'appréciera autant que nous !
Suite et fin de l'interview demain !