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Accueil Interviews Leaves' Eyes
interview de Thorsten Bauer



   
Sirenia
Leaves' Eyes
   Norvege
 Date : 2003

Réalisée le 22 novembre 2009 à Strastbourg, lors du Beauty and the Beast Festival, par Ptite Note
 

A l’occasion du Beauty and the Beast Festival nous avons eu l’opportunité d’interviewer Leaves' Eyes. C’est avec Thorsten Bauer, un des deux guitaristes du groupe (et accessoirement guitariste d’Atrocity), que j’ai rendez-vous en ce 22 novembre 2009 dans la loge de Leaves' Eyes à la Laiterie, quelques heures avant les concerts d’Atrocity et de Leaves' Eyes

Ptite Note : Bienvenue en France !
Thorsten Bauer : Merci beaucoup !

PN : Comment allez-vous ?
TB : En réalité cela n’est pas évident parce que beaucoup d’entre nous ont été malades, on a eu quelques cas de grippe et d’autres choses de ce genre mais maintenant tout le monde va bien et la tournée se déroule très bien. Le groupe entier prend désormais beaucoup de plaisir à faire cette tournée, tout se déroule en douceur. Les shows du Beauty and the Beast qu’on a donné pour le moment ainsi que les 3 shows que l’on a donné auparavant ont été satisfaisants.

PN : Peux-tu nous présenter Leaves' Eyes ?
TB : Comme tout le monde le sait Liv a été virée de Theater of Tragedy et son mari faisait partie, avec les autres futurs membres de Leave’s Eyes, d’Atrocity. Liv et Alex étaient en couple depuis quelques années et vivaient en Allemagne depuis 1998. Elle a fini par sortir la tête de l’eau après son éviction de Theatre of Tragedy. Se posait alors la question de ce qu’elle pouvait faire de ses connaissances et de son expérience. De là est venu l’idée de fonder un nouveau groupe en 2003 en y intégrant les membres d’Atrocity. Depuis ce jour nous avons beaucoup tourné en Europe et aux Amériques, nous avons sorti trois albums (Lovelorn, Vinland Saga et Njord). Et c’est plutôt sympa, nous savons où nous voulons aller, nous prenons beaucoup de plaisir à tout cela et nous essayons de faire de notre mieux.

PN : Et en 3 mots ?
TB : Ce serait :
1. Nature, définitivement la nature. Je pense que beaucoup d’éléments de Leave’s Eyes sont inspires par la nature et la mer, à commencer par le nom du groupe.
2. Beauté, il y a beaucoup de superbes lignes vocales et de superbes lignes mélodiques. Et… non je ne peux vraiment pas utiliser le mot bête comme troisième mot, cela parait trop facile vu le nom du festival (Beauty and the Beast)…
3. Voyons voir… (Il hésite)… Ce serait quelque chose comme… Je ne trouve pas le mot... Mais c’est quelque chose d’important pour nous, nous voulons créer des images dans la tête des gens… Visuel, ce serait ce troisième mot pour définir Leave’s Eyes, nous essayons de créer une musique source d’inspiration pour l’esprit. J’ai certaines images qui me viennent à l’esprit quand j’écoute certaines chansons et c’est vraiment ce qu’on essaye de faire dans Leave’s Eyes. Liv choisit la langue qu’elle utilise en fonction de ce qu’elle ressent en écoutant la musique. Par exemple nous avons une chanson en français, « Les champs de lavande » parce qu’en l’écoutant Liv se voyait en été dans le sud de la France. Notre approche de la musique n’est vraiment pas technique, mettre une guitare très rapide, mettre une batterie très rapide ce n’est pas ce qui nous intéresse… Nous voulons que notre musique captive l’esprit, nous voulons juste sentir la musique…

PN : Le line-up a change récemment, peux-tu nous présenter les nouveaux membres ? Alla Fedynitch à la basse (qui ne jouera malheureusement pas ce soir) et Seven Antonopoulos à la batterie ?
TB : C’est vraiment dommage parce qu’Alla a une hernie discale et cela la rend incapable pour le moment de vraiment bien contrôler les doigts de sa main droite ce qui est gênant pour jouer de la basse, c’est vraiment triste mais heureusement notre ami Oli (Note : Oliver Holtzwarth) de Blind quardian qui a aussi joué avec Tarja est là pour la remplacer.  Nous avions déjà joué avec lui au Metal Female Voices Fest où nous avions donné un set acoustique et cela s’était très bien passé, c’est donc en toute logique qu’il joue de la basse avec nous sur cette tournée et tout se passe bien, nous nous entendons vraiment bien avec lui et cela se passe bien sur scène. Alla doit faire de la rééducation pour ses doigts, elle sera de retour en 2010 pour la prochaine tournée en février en Russie et aussi pour d’autres concerts en mars, avril, mai. C’est vraiment cool parce que nous n’avions jamais eu de bassiste féminine. Alla n’est pas une femme comme les autres, elle headbang avec puissance et elle est parfois comme un homme, elle répare le matériel… Je suis vraiment content parce qu’elle est aussi humainement forte, intéressante, on sait toujours comment elle va. Tout est vraiment facile avec elle, la communication est facile et naturelle. On sait toujours quand elle est heureuse et quand elle n’est pas de très bonne humeur.
Seven est quelqu’un que nous connaissions déjà parce qu’il est marié à une suédoise que nous aimons beaucoup et que nous connaissons depuis longtemps. Lorsqu’il fut clair que le poste de batteur chez Leave’s Eyes (et donc chez Atrocity) était libre nous lui avons demandé si il voulait faire parti de l’aventure et il a été très enthousiaste : « Yeaaah ! Je connais le groupe depuis un certain temps et j’aime ce que vous faites ». Vous pourrez voir ce soir que c’est un batteur fantastique, il est comme un enfant quand il voit une batterie, ses yeux brillent... Oui c’est vraiment quelqu’un de spécial, il joue avec beaucoup de puissance et de précision mais il joue surtout et avant tout avec beaucoup de plaisir, il est passionné.

PN : Quel est ta place au sein de Leaves' Eyes ?
TB : Quand Leaves' Eyes a vu le jour il était évident que nous devions faire quelque chose de vraiment différent par rapport à Atrocity, nous ne devions pas sonner comme Atrocity et créer une vraie atmosphère avec notamment les claviers mais aussi avec les guitares. Je ne me contente pas de jouer de la guitare, je participe aussi activement à la composition avec Alex (Alexander Krull – chant). Alex est vraiment très doué pour les arrangements et la production et moi je m’occupe plutôt de créer les lignes mélodiques. Nous faisons tout nous même donc cela fait beaucoup de travail.

PN : Avant Njord vous avez sorti un EP, My Destiny. Pourquoi ?
TB : Oui nous avons beaucoup discuté à propos de ça. On nous demande de faire une petite sortie avant l’album pour le promouvoir mais nous ne voulions pas juste faire un single, bla bla bla… Un single n’est pas très intéressant donc nous avons voulu sortir un EP pour proposer plus de matériel qui ne figurerait pas sur l’album. Nous y avons mis des chansons qui ne sont pas sur l’album, pas forcément parce qu’elle sont mauvaises mais parce qu’il fallait faire un choix. Je pense que c’est vraiment sympa pour les fans. Ce n’est pas juste un énième objet à collectionner mais vraiment quelque chose d’intéressant de par son contenu. Nous avions déjà fait ça par le passé avec « Legend Land » qui était dans la continuité de « Vinland Saga ». Ce ne sont pas des b-sides mais de « vraies » chansons que nous aimons beaucoup. Il y a aussi des chansons que nous avons déjà jouées en concert.

PN : Peux-tu me dire comment vous composez votre musique ? Comment le groupe dans son ensemble est impliqué dans la composition des chansons ?
TB : Il y a si je puis dire une équipe principale. Nous préparons les chansons. Tout est toujours différent, on peut tout aussi bien commencer par les lignes vocales (comme pour « Irish rain » par exemple), par les guitares, par la batterie parfois… Je pense que c’est important de rester intéressant. Quand on regarde le nouvel album on voit qu’il y a beaucoup de chansons différentes et variées. Il y a des chansons plus rock qui ont  été créées en commençant par les guitares ou la batterie et qui ont une structure complexe comme « Ragnarok » ou « Forya’s theme ». Je pense que « Forya’s theme » est parti d’une improvisation… Tout le monde est impliqué dans le processus de création des chansons. Seven s’est bien impliqué dans les parties de batterie, parfois quand il entendait une musique il nous disait « Wow ! Je jouerais bien telle ou telle partie de façon assez militaire, je ferais bien ça de telle ou telle façon… ». Nous sommes toujours ouverts pour changer quelque chose ou pour faire quelque chose de nouveau.

PN : Ecrivez-vous les paroles avant la musique ou la musique avant les paroles ? Ou est-ce qu’il y a un peu de tout ça ?  
TB : Je pense que c’est plutôt une question pour Liv puisque c’est elle qui écrit les paroles mais je pense que sur le dernier album il y a deux chansons pour lesquelles elle a composé les paroles avant la musique mais je pense que dans la majorité des cas elle aime écouter les chansons, voir ce que la musique lui inspire et ensuite écrire les paroles qui collent à la musique.

PN : Quels instruments enregistrez-vous en premier ? 
TB : Cela dépend des chansons, parfois nous commençons par la guitare, d’autres fois nous commençons par les partie symphoniques, par les lignes mélodiques jouées par les instruments à corde… C’est différent d’une chanson à l’autre. Pour les chansons les plus rock nous commençons souvent par les parties de batterie et de basse qui sont les squelettes de ces chansons. Pour les chansons plus orchestrales on commence par les cordes et les chœurs. Cela dépend du squelette de la chanson en vérité.

PN : Est-ce que Alla et Seven ont influencé le son de l’album ?
TB : Quand Seven nous a rejoints les démos étaient déjà enregistrées. Il a juste enregistré ses parties en ajoutant sa petite touche personnelle. Alla a tout joué et à mon avis c’est la meilleure bassiste que nous ayons eu. Alla n’est pas beaucoup intervenue mais elle s’est impliqué dans les arrangements.

PN : Tu m’as parlé plus tôt d’une chanson que vous avez écrit en français, « Les champs de lavande ». Que peux-tu me dire à propos de cette chanson ? Pourquoi avoir choisi le français ?
TB : Quand Liv a entendu la chanson elle trouvait que cela sonnait très français à ses oreilles… Cela lui évoquait la nature, les champs, la lavande, quelque part en France.

PN : Njord est sorti depuis 3 mois maintenant, quelles sont les réactions des fans et des critiques ?
TB : Les réactions des critiques ont vraiment été très bonnes. Je pense que « Njord » a surpris beaucoup de monde, il est très dense et très varié avec des chansons telles qu’« Irish Rain » ou Morgenland », de très jolie chansons atmosphèriques et d’autres chansons plus « brutes ». Oui les critiques sont vraiment bonnes, je n’ai pas le souvenir d’avoir lu de critiques vraiment mauvaises. Nous avons eu aussi de bonnes réactions concernant notre vidéoclip « My Destiny » et nous avons été bien placés dans les charts. Nous avons tout pour être heureux.

PN :
Vous attendiez-vous à cela ?
TB : J’espérais que cela se passerait comme ça. J’étais vraiment satisfait du résultat, j’étais vraiment content après notre première écoute du CD.

PN : En octobre vous avez donné un court set acoustique au Metal Female Voices Festival. Aimez-vous ce genre d’exercice ?

TB : Oui j’aime vraiment beaucoup jouer en acoustique tout comme Mathias (Mathias Röderer – guitare), c’est vraiment différent. A la maison je joue beaucoup de guitare acoustique et je ne joue pas tant que ça de la guitare électrique, cela me calme. Je pense que c’est une manière plus directe, plus naturelle de présenter la musique d’un groupe au public, nous n’avons pas un orchestre derrière nous, nous jouons un peu sans filet, c’est plus authentique, tout est très clair. J’aime aussi beaucoup la musique flamenco et la guitare classique. J’aime beaucoup jouer des chansons comme « Leaves' Eyes » ou « Irish rain » à la maison, c’est très apaisant.

PN : Avant cela vous aviez déjà foulé deux fois la scène du Metal Female Voices Festival mais vous aviez alors proposer un set électrique et vous aviez même beaucoup de pyrotechnie et un décor imposant en 2007. C’était à mille lieux de ce que vous avez fait cette année. Qu’est ce que cela vous a fait de revenir sur ce festival avec un set complètement différent ?
TB : Oui c’était vraiment spécial de jouer un set si intimiste devant tant de personnes. Lorsque nous jouons des sets acoustiques il s’agit plutôt de showcases dans des magasins donc oui définitivement c’était un exercice nouveau. Mais ce fut très agréable, c’est un beau festival.

PN : Parlons du Beauty and the Beast Festival qui est sur les routes depuis un peu plus d’une semaine désormais. Comment vous est venue l’idée d’une telle tournée ?
TB : Le dernier album d’Atrocity est sorti depuis deux ans maintenant et nous n’avions pas réellement fait de tournée pour le promouvoir, nous avions juste fait quelques festivals en 2008. Et comme l’album de Leaves' Eyes venait de sortir il était évident que nous allions partir en tournée. Etant donné que nous sommes tous impliqués à la fois dans Leaves' Eyes et dans Atrocity il paraissait logique de faire une tournée réunissant les deux groupes et c’est ce que nous avons fait. C’est un peu fatiguant parce qu’il faut assurer deux shows le même soir mais c’est vraiment chouette. Et nous avons pensé qu’il serait vraiment sympa de faire un « package » avec d’autres groupes tels que «Stream of Passion », Elis que nous connaissons depuis longtemps, Sirenia qui est assez populaire… Nous pensions que cela pourrait être vraiment sympa pour le public qui ne se serait peut être pas déplacé pour un seul de ces 5 groupes mais qui se déplace volontiers si les 5 groupes jouent ensemble. C’est une réelle opportunité pour les fans et les moins fans.

PN : Que penses-tu de la musique des autres groupes ? Les connaissais-tu avant ?
TB : Alexander Krull est le producteur d’Elis, je les ai souvent rencontrés en studio et ce sont des amis. La mort de Sabine (Sabine Dünser, leur ancienne chanteuse, décédée en 2006) nous a affecté et c’est vraiment bien qu’ils continuent, leur nouvelle chanteuse (Sandra Schleret) est douée et je suis vraiment fier d’eux. Quand à Stream of Passion je pense que c’est le groupe le plus intéressant musicalement parlant, ils ont une réelle identité. Et en ce qui concerne Sirenia c’est une des figures du metal gothique, ils sont assez connus.

PN : Comment se passe la tournée avec Oliver Holtzwarth (Tarja, Blind Guardian) et sans Alla ?
TB : Nous avons donné un concert assez émouvant à Essen car Alla n’habite pas trop loin de là et elle était présente, elle a regardé le concert et elle est même monté sur scène à la fin du concert. C’était vraiment un moment émouvant et très sympa. Tout n’est pas si mal parce qu’Oliver est vraiment quelqu’un de chouette. Nous avions déjà joué avec le frère d’Oliver l’an dernier par exemple au Wacken, nous avons vraiment de bonnes relations.

PN : Vous connaissez Oliver depuis que vous avez jouez avec Blind Guardian en 2006 ?

TB : Oui tout à fait. Nous sommes vraiment heureux qu’il joue de la basse avec nous. Pour le Metal Female Voices Festival il s’est exercé pour les chansons qu’il allait jouer seulement deux jours avant et c’était vraiment un coup de chance que Tarja soit à l’affiche du Metal Female Voices Fest le même jour que nous car cela a permis à Oliver de nous rejoindre.

PN : Quels sont vos projets pour l’année prochaine ? Une autre tournée ? Quelques festivals ?

TB : Tous d’abord nous avons déjà commencé à travailler pour un nouvel album de Leaves' Eyes donc nous allons continuer et espérons sortir un nouvel album, pour le moment nous avons composé 6 titres. Nous allons donner quelques concerts en Russie en février, nous allons aussi avoir une nouvelle tournée européenne en première partie d’un autre grand groupe en mars et avril (Note : nous savons désormais qu’il s’agit de Kamelot). Nous allons aussi aller en Amérique du Sud. Et bien sur nous avons prévu quelques festivals cet été comme le Metal Camp, le Bloodstock Open Air, l’Amphi Festival. 2010 sera donc une année fort remplie pour nous.

PN : Quelles sont tes influences musicales ?
TB : Il y en a tant. J’ai bien sûr écouté Metallica, Slayer… Mais maintenant ce genre m’a un peu lassé, je suis à la recherche de musiques qui me touchent et m’ouvre à d’autres styles tels que la musique classique, le flamenco, la musique heavy… J’aime beaucoup Simon and Garfunkel par exemple. Je n’aime pas n’écouter que du metal gothique ou du heavy metal… C’est un peu comme avec la cuisine, si tu mange tous les jours des pâtes ou de la pizza tu fini par t’en lasser et par ne plus apprécier tant que ça ce que tu écoutes. Il y a tellement à découvrir… Les musiques qui m’influencent ne sont pas forcément des musiques qui ressemblent à ce que nous jouons.

PN : Comment considères-tu la scène metal symphonique actuelle ?

TB : Je pense qu’il y a pas mal de bons groupes qui jouent ce genre de musique, c’est vraiment bon et intéressant du fait du mélange de la puissance et de la mélodie.

PN : Ecoutes-tu un peu de metal symphonique ?
TB : Pour être honnête je n’écoute pas beaucoup de musiques récentes, plus ça va plus je remonte le temps. J’ai pas mal écouté Kamelot et Blind Guardian avec qui nous avons déjà joué et je prends du plaisir à écouter ce qu’ils font.

PN : Le metal n’est pas bien considéré en France, que penses-tu de cela ?
TB : Vraiment ? (Rire ironique). En Allemagne il arrive qu’on nous regarde avec des yeux ébahis « ooooh ! Tu écoutes ce genre de musique ? » mais nous sommes pas mal aidés par les nombreux grands festivals de metal qui ont lieu dans notre pays. Je crois que c’est une question de culture. Mais je ne comprends pas vraiment, vous avez de belles salles, vous avez quelques groupes qui ont un bon potentiel même si il n’y a pas beaucoup de groupes venant de France, nous avons tourné avec Fairyland par exemple. Je pense qu’en Allemagne Tokio Hotel nous a beaucoup aidé, cela a aidé à populariser les guitares et beaucoup d’enfants ont été sensibilisé à ce genre de musique. Si Tokio Hotel peut amener un nouveau public à la scène metal, pourquoi pas.
C’est vrai que nous n’avons pas été placés très hauts dans les charts en France (Rires)… Mais peu importe, nous avons joué de nombreuses fois à Paris et à chaque fois que nous venons jouer en France nous avons un bon accueil, les concerts se passent très bien et le public est vraiment fantastique. Et cette salle à Strasbourg est vraiment chouette donc j’ai un bon feeling pour ce soir.

PN : Tu viens de parler de Fairyland … Connais-tu d’autres groupes français ?
TB : Je connais No return par exemple qui font vraiment de la bonne musique. Mais c’est vrai que comparé à d’autres pays je n’ai pas l’impression que vous ayez beaucoup de groupes.

PN : Peu de groupe connus en effet.
TB : Oui. Ce n’est pas un groupe mais j’aime beaucoup Edith Piaf qui est une grande chanteuse dont la musique me touche beaucoup.

PN : As tu un message pour vos fans français ?  
TB : Bonjour tout le monde, merci de nous soutenir. J’espère que vous apprécierez les concerts que nous allons donner ce soir à Strasbourg et demain à Paris. Nous faisons de notre mieux pour être Leaves' Eyes. Merci.

PN : Un message pour ceux qui ne connaissent pas Leaves' Eyes ?
TB : Allez écoutez (Rires). Je pense que c’est intéressant, notre comporte des éléments différents.

PN : Et un message pour ceux qui ne vous aiment pas ?

TB : (Il éclate de rire). Il n’y absolument pas de soucis. Ecoutez la musique que vous aimez. On ne peut pas plaire à tout le monde.

PN : Ton dernier mot ?

TB : Merci beaucoup pour cette interview !

PN : Merci à toi !