Réalisée en 2009 à Paris en compagnie de Kevin Codfert
Semaine spéciale consacrée au groupe
Adagio, à l'occasion de la sortie du nouvel album, "Archangels
in Black" ! Voici la deuxième partie de l'interview, avec des questions
concernant surtout le nouvel opus du groupe.
Vous pouvez revoir la première partie de l'interview en cliquant ici.
Nessy : Comment avez vous
abordé ce nouvel album ?
Pour nous ce qui était sur c’est que le dernier album devait être dans
la continuité de Dominate. Mais mieux réussi, parce qu’on essaye
toujours de mieux réussir le nouveau produit c’est normal. Et on avait
un regret sur Dominate, c’est de ne pas avoir pu approfondir les
orchestrations et les arrangements qu’on avait fait sur Underworld. Il
faut savoir que pour Dominate on était pressés par le temps, il n’y
avait pas de budget, on était pressés par la maison de disque, et
c’était pas évident de faire aboutir un projet proprement et en le
travaillant le mieux possible. Donc en fait pour cet album-là on a
changé de stratégie. Déjà je l’ai produit entièrement, dans mon studio,
donc ça n’a rien coûté. Et on a pu y passer 3 mois et demi,
ce qui est quand même important. Donc on a passé 1 mois sur le mix, 1
mois sur les arrangements, on a pu prendre le temps de refaire les
arrangements qui ne convenaient pas. Donc c’est un album qui a pris 3
fois plus de temps que Dominate, et qui n’a rien coûté. On a voulu
faire quelque chose de mieux avec moins d’argent et en prenant le
temps. Donc mission accomplie parce qu’on a eu ce qu’on voulait. C’est
un album qui nous satisfait pleinement.
Nessy : Vous avez changé
de maison de disque ainsi que de tourneur. Ces changements ont ils eu
une influence sur le déroulement de l’enregistrement et sur la suite ?
Sur l’enregistrement aucun parce qu’on ne travaille pas avec une boite
comme Universal, qui va te dire “tu vas faire telle chanson” “tel
formatage de chanson”. Après pour le choix du tourneur et de la maison
de disque, ça s’est fait par paire, parce que Base travaille
étroitement avec Listenable, donc si on travaillait avec Listenable on
travaillait avec Base. La question c’est pourquoi avec choisi
Listenable ? En fait au début on cherchait à démarcher des
maisons de disque qui étaient plus dans notre style, donc on a pensé à
Candlelight et à des maisons de disque comme ça. Et puis suite à des
conseils de notre manager anglais qui s’appelle Dave Torn, il nous a
fait prendre conscience que vu de l’extérieur, Listenable était perçu
comme la maison de disque française montante, avec la réussite
commerciale de Gojira, et comme une maison de disque très
professionnelle, très à l’écoute des artistes, et qui était vraiment
dans une optique de développement. Donc on a contacté Laurent, le
patron de Listenable, on a discuté avec lui, et on s’est rendu compte
que même si il était dans l’extrême, il était fan du groupe depuis pas
mal de temps. Il nous a dit qu’il ne pouvais pas donner des milles et
des cents, mais qu’il était prêt à vraiment développer le groupe, et à
mettre de l’argent dans la promotion, au lieu de donner une avance sur
royalties et arrêter de travailler le produit. Donc il nous a vraiment
convaincu qu’il allait travailler le groupe et développer l’image à
fond, chose qu’il fait très bien. On ne regrette pas du tout ce choix
parce qu’en plus il est français, on s’appelle très souvent au
téléphone, et c’est bien de pouvoir faire des choix ensemble.
Nessy : Qu’évoque le
titre de l’album pour vous ?
Comme pour “forever dwelling in darkness”, Archangel in Black, c’est à
dire le côté archange, le côté qu’il y a depuis le 1er album avec la
Vierge, toujours une relation avec la religion, sans forcément que nos
textes soient religieux, et puis Archangel in Black pour dénoter le
côté encore plus sombre du dernier album. Je pense qu’en lisant ce
titre ça nous évoque directement la couleur musicale de l’album, c’est
à dire quelque chose d’orchestral, quelque chose de dark et d’extrême
en même temps, et forcément quelque chose de métal. Si ça évoque ça,
c’est que quelque part le titre a été bien choisi.
Nessy : Parlez nous des
thèmes abordés dans l’album Archangels in Black, je pense au thème du
vampirisme qui revient souvent dans ce dernier album. Est ce que ça
évoque une partie de votre univers ?
Ca c’est vraiment spécifique à Stéphan. Déjà c’est pas un album
concert, il a voulu faire plusieurs petites histoires. Le thème du
vampirisme c’est un thème qui le botte particulièrement. Il adore tous
les films qui relatent le vampirisme, des années 1920 et des années
1970, comme Nosferatu. Il a lu pas mal à ce sujet, et il avait envie de
développer. Mais il ne croit pas fondamentalement au vampirisme.
Nessy : Comment avez vous
senti les premières réactions des gens à la sortie de cet album
?
De deux manières. La première, ce qui m’a étonné, c’est que la majorité
des gens qui sont venus me voir et discuter avec moi, m’ont dit “je ne
connaissais pas Adagio et je découvre avec cet album”. C’était des fans
d’extrême, et ça, ça me conforte dans l’idée qu’un fan d’extrême peut
écouter le groupe, et que Listenable a bien fait son travail de
promotion, puisque c’est des tout nouveaux fans. Le deuxième point
c’est que c’est le premier album où on a autant d’engouement de la part
des anciens fans, qui disent que pour eux c’est l’album le mieux
réussi. Donc ça a l’air de marcher.
Nessy : Comment abordez
vous cette nouvelle série de concert ?
On essaye de l’aborder avec le plus de professionnalisme possible.
Christian il est quand même nouveau donc il faut qu’on travail quelques
points de détail sur scène avec lui, pour qu’il y ait une cohésion
scénique. Nous ça fait longtemps qu’on travail ensemble, et lui est
dans un esprit différent, un petit peu décalé. Donc on va essayer, tout
en lui laissant un maximum de liberté possible, de donner un peu plus
de cohésion à la chose. Ce qui n’est pas évident parce que cet été,
c’est une série de concert, c’est des festivals, donc c’est pas une
tournée. C’est à chaque fois une date isolée, donc il rentre au
pays, puis il y a une autre date, avec à chaque fois une
courte série de répétition, un ou deux jours avant. Alors c’est
difficile de vraiment travailler dans ces conditions, mais on essaye de
faire au mieux. Je pense qu’on pourra vraiment travailler à partir de
septembre octobre, quand la tournée sera montée. Là on pourra vraiment
avoir une vision d’ensemble, et travailler sur une image de scène.
Nessy : Quels sont les
autres concerts prévus ? Avez vous prévus de faire une tournée
internationale ?
Oui l'intérêt c’est de faire une tournée internationale. Monter une
tournée en France pour le groupe, même si les ventes sont pas énormes,
c’est pas très compliqué. On peut facilement monter une dizaine de
dates. Après pour le reste du monde c’est un peu plus compliqué, mais
Base est en train de travailler dessus. Il pense à nous greffer sur la
première partie d’un groupe, ça sera quand même plus simple. Donc
théoriquement, une tournée qui commence en France, dix dates, et
ensuite une tournée européenne pour l’instant, peut être une vingtaine
ou une trentaine de dates, en première partie d’un groupe plus
important. Après on ne sait pas quel groupe, ça peut être Dream Theater
ou Stratovarius. Mais le problème c’est que ce n’est pas le groupe qui
choisi, c’est soit le tourneur, soit la maison de disque, selon les
groupes qu’ils veulent promouvoir. Donc c’est difficile de se faire une
place. Nous on prendra ce qu’il y a, on va pas être chiants.
Questions audio : Nessy : Vous avez deux minutes pour convaincre les gens d’écouter voire d’acheter votre album !
Nessy : Que répondez vous aux gens qui n’aiment pas votre musique ?
Nessy : Qu’avez vous à dire à vos fans ?
Nessy : Une question qu’on aurait oublié de poser à laquelle vous auriez aimé répondre ?