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01. Mercyside 02. Sanguine Sky 03. Open Ground 04. The Ravens 05. Destination Departure 06. Down 07. Fate 08. Lotus 09. Sacrilege 10. In The Wake 11. Deadlands |
Le 22 janvier dernier a vu la sortie du nouvel opus de Tristania, groupe norvégien dont la renommée n'est plus à faire. Et pourtant, depuis ses débuts en 1996, le groupe a du faire face à bien des problèmes. Tout d'abord avec le départ de Morten Veland en 2001, alors que Tristania connaissait un certain succès avec l'album "World of Glass". Privé de son génial compositeur et créateur, Tristania attendra 2005 pour sortir "Ashes", album à l'agressivité surprenante et dont la réception par les fans fut assez mitigée.
On peut donc affirmer qu'avec "Illumination", Tristania revient de loin. Illuminera-t-il à nouveau le coeur de son public avec ce nouvel album ? Cela semble bien parti pour...
"Illumination" débute par Mercyside, morceau à la composition énergique et au mélange de voix savoureux. On retrouve ici le Tristania des premiers temps, à la fois troublant et envoûtant, où la douce voix de la charmante Vibeke s'alterne subtilement à celle d' Østen Bergøy. Une composition digne de l'album "World of Glass" et qui laisse espérer beaucoup pour la suite de l'album.
Même impression avec Sanguine Sky, même si on passe déjà à quelque chose d'un peu moins vif. L'alternance des deux voix cultes du groupe est toujours bien présente, pour le grand bonheur de nos oreilles, la mélodie est simple mais entraînante, et on se laisse envoûter sans problème.
Cependant, plus on avance dans l'écoute de cet album, plus celui-ci semble s'essouffler. Les morceaux se font moins énergiques et les sons se renouvellent fort peu. On aime l'aspect langoureux de cet album ainsi que la voix, de plus en plus sublimée de la ravissante Vibeke, mais on regrette un manque certain d'originalité. On aura beau dire ce que l'on veut, mais l'absence de Morten Veland se fait tout de même cruellement ressentir. Les voix masculines se font malheureusement de moins en moins entendre, et cela s'avère assez regrettable. Tristania a choisi de centrer ce nouvel opus sur la voix de Vibeke, et on ne peut leur en vouloir, mais on regrette tout de même la grande diversité vocale et les nombreux choeurs des premiers albums, qui faisaient toute la particularité et le charme de ce groupe.
En revanche, on apprécie grandement l'intro surprenante de Sacrilege, un simple choeur psalmodiant étrangement, avant l'arrivée d'une musique à la mélodie entraînante et mystique. Une pure merveille, ce morceau là.
partie métal ![]() |
partie symphonique ![]() |
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C'est tout même pas très énergique tout cela. Cependant, Tristania, c'est Tristania, et l'on sait bien qu'ils n'ont jamais réellement souhaité mettre les grosses guitares et la batterie en avant. |
Disons qu'on le cherche, ce fameux côté symphonique. La voix charmante de Vibeke et les choeurs harmonieux... ça ne suffit pas vraiment. Cet album est très simple et épuré par rapport aux précédents, mais, peut-être trop, justement. |
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Chant/choeurs ![]() |
Harmonie d'ensemble ![]() |
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Vibeke semble ne rien avoir à envier aux grandes chanteuses de sympho, sa voix est tout simplement sublime sur "Illumination". On regrette cependant la grande diversité vocale des albums précédents, qui s'estompe de plus en plus au fil des morceaux de cet opus. |
Tout s'enchaîne correctement et est plaisant à l'oreille, mais franchement, venant de Tristania, on s'attendait à bien mieux. |
Conclusion
Depuis le temps qu'on attendait ce nouvel opus, on espérait beaucoup mieux de la part des norvégiens de Tristania, et la première écoute de cet album déçoit grandement de prime abord. Puis, peu à peu au fil des écoutes, "Illumination" nous découvre ses secrets : de beaux morceaux savoureux où la voix si envoûtante de Vibeke pénètre agréablement dans nos oreilles. Rien d'original dans cet album, un côté symphonique trop oublié, une diversité vocale de plus en plus mise à l'écart, et pourtant, on se plait à écouter cet album. Celui-ci à un côté reposant que l'on apprécie particulièrement.
Au final, "Illumination" n'est certes pas l'album phare de cet année 2007, mais il tout de même plutôt sympathique, et procure de quoi illuminer de froides soirées d'hiver en attendant l'arriver du printemps.
Chronique réalisée par The Inner Circle.
