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CD1 : 01. Der Mitternachtslöwe [5:38] 02. The Gothic Kabbalah [4:32] 03. The Perrennial Sophia [4:53] 04. Wisdom and the Cage [5:13] 05. Son of the Staves of Time [5:10] 06. Tuna 1613 [4:21] 07. Trul [5:11] 08. Close up the Streams [3:55] CD2 : 01. Wand of Abaris [5:50] 02. Three Treasures [5:30] 03. The Path to Arcady [3:53] 04. TOF - The Trinity [6:17] 05. Chain of Minerva [5:28] 06. The Falling Stone [4:50] 07. Adulruna Rediviva [14:36] |
Je ne peux commencer cette chronique sans vous avouer que c'est après plus de deux mois d'écoute intensive que je me décide finalement à publier un compte-rendu de "Gothic Kabbalah". Désolé du retard, mais il faut avouer que s'il y a bien un groupe difficile à chronique, c'est Therion.
Pour ceux qui ne connaissent pas, Therion, c'est un peu le monstre du métal symphonique, qui a sorti à ce jour parmi les meilleurs albums du genre. Orchestrés à merveille sur fond d'ambiance êtranges, les albums depuis Theli en 1995 ont établi l'univers si particulier du groupe. Après deux albums exceptionnels en 2004, "Lemuria" et "Sirius B", présentés comme frères jumeaux d'une trilogie, on attendait impatiemment le troisième volume qui terminerait cette trilogie annoncée. Seulement là où tout le monde à cru que "Gothic Kabbalah" serait ce troisième opus, Therion annonce peu avant sa sortie qu'il s'agit en fait d'un double album à part, mélant quelques morceaux composés en 2004 et d'autres compositions plus anciennes que Christopher Johnsonn rêvait de mettre en musique un jour.
Rentrons dans le vif du sujet, et la première impression qui se dégage du double album est un sentiment de déception. En effet, quatre premiers morceaux, quasiment sans orchestre, avec des refrains répétitifs et une diversité de voix assez assommante qui essaye de combler la lenteur de rythme. On passe d'un Mitternacht Löwe assez sombre sur fond de chant masculin à un joyeux Gothic Kabbalah interprété par un sympathique duo. Encore de nouveaux chanteurs sur The perennial Sophia et The wisdom and the Cage, cette dernière étant très sombre et rappelant la période death des débuts du groupe. On aurait peut-être pu s'en passer, mais la puissance légendaire du groupe suédois refait son apparition avec Son of the Staves of Time, interprété par le très énergique Mats Leven (déjà présent sur les derniers albums). Tuna 1613 débute sur un beau moment calme, puis nous plonge encore dans de nouvelles ambiances, cette fois-ci avec énergie et choeurs majestueux ! Trul est comme son nom, assez simple, voire répétitive avec son refrain en "na na na na" (si si !). Close up the streams présente une nouvelle chanteuse, dans une ambiance assez êtrange (encore une fois), plutôt difficile à décrire ici mais en tout cas difficile à apprécier dès les premières écoutes.
Deuxième CD, qui entame par trente secondes de passage orchestral, pour un Three treasures lent mais plutôt joli de par ses orchestrations. On continue avec The path of Arcady qui semble en harmonie avec la chanson précédente, et fait penser à un album comme "Secret of the Runes". Chain of Minerva n'accélère pas le rythme, avec des passages basse/batterie plutôt sympathiques mais toujours sans orchestre. T.O.F. - The trinity est quant à lui un excellent morceaux, avec une montée progressive qui explose avec l'orchestre, un peu à la manière d'un Blood of Kingu, et nous réconcilie avec toute la puissance et la majesté de Therion ! Cela ne pouvait pas durer, The wand of Abaris calme l'atmosphère et présente plusieurs aspects au sein de la même chanson. Diversifié mais peut-être pas assez cohérent : on pourrait appliquer cette remarque à tout l'album. The Falling Stone s'accélère, gagne petit à petit en grandiose, et nous fait patienter en attendant LE bijou de l'album : Adulruna redivivia.
14 minutes 36 de bonheur et de merveilles ! A la manière d'un opéra, la chanson présente plusieurs phases, toujours pleines d'orchestre et de choeurs. Avec un début plutôt lent et immersif, l'ambiance sombre du titre va évoluer à la troisième minute, avec un passage métal/orchestre aux airs inimitables. Puis à la quatrième minute on n'entend plus que l'orchestre et une maigre guitare. Suspense... La musique repart plus magnifique que jamais et mélange habilement chant masculin sombre avec une voix féminine toute en douceur. On aura droit à un passage électro, à un superbe soli de guitare, plusieurs phases où tous les chanteurs apportent leur contribution, puis à une conclusion splendide qui nous prouve que Therion est encore capable de beaucoup. Inoubliable, le morceau vaut sans aucun doute l'achat de l'album à lui tout seul. On peut même dire sans éxagérer que Adulruna redivivia est le meilleur morceau jamais réalisé par le groupe. Quelle conclusion !
partie métal ![]() |
partie symphonique ![]() |
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L'ensemble est travaillé c'est certain, avec un aspect progressif plutôt intéressant, mais les rythmes sont lents et on ne décolle jamais vraiment. Sur les parties purement métal on ressent un certain vide, probablement dû à l'habitude d'entendre à la fois métal et orchestre. |
Le fait que l'orchestre soit présent sur trop peu de morceaux ne l'empêche pas de montrer toute sa beauté sur de rares titres. L'exécution est parfaite, l'enregistrement magnifique, pour un résultat qui coupe le souffle, comme Therion nous l'a déjà prouvé. Jamais égalé ! |
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Chant/choeurs ![]() |
Harmonie d'ensemble ![]() |
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Plusieurs chanteurs et chanteuses, pour des interprétations variées toujours impeccables. Du chant lyrique au chant death, avec des voix douces ou énergiques, il n'y a vraiment rien à redire, si ce n'est que les chants ne vont pas toujours bien les uns avec les autres. Les choeurs sont toujours aussi réussis. |
Que dire ? Qu'on est face à une diversité impressionnante, et que Therion mélange un grand nombre de styles. Seulement on peut se demander si tout cela donne un album bien homogène... En tout cas, les parties symphoniques sont merveilleusement bien intégrées aux parties métal et au chant, comme toujours. |
Conclusion
On peut dire que dans l'ensemble "Gothic Kabbalah" est réussi, mais qu'il est trop varié et trop inégal pour être un album parfait. Peut-être qu'un simple CD aurait suffit, et aurait évité certaines lenteurs... En tout cas si vous appréciez l'univers de Therion n'hésitez pas, mais si vous ne jurez que par le Therion à orchestre l'ensemble vous laissera un peu sur votre faim. "Gothic Kabbalah" n'est certainement pas le meilleur album du groupe, ni le plus accessible ; en revanche il est certainement le plus varié et le plus étonnant de tous. Le morceau Adulruna redivivia mérite d'être applaudi ! En tout cas vivement la conclusion de la trilogie "Lemuria"/"Sirius B", qu'on espère plus orchestrale que jamais !
