chronique - "Dawn" de Thy Majestie
| |
|
|
|
|
|
|
|
|
01. As You Fall [5 :21]
02. M.A.D. [6 :21]
03. Dawn [2 :33]
04. The Hunt [5 :42]
05. Of Pain And Disgrace [2 :04]
06. To An Endless Devotion [5 :08]
07. Inferis Armata [1 :56]
08. Two Minutes Hate [4 :02]
09. The Legacy [2 :21]
10. Out The Edge [4 :09]
11. Day Of The Changes [5 :29]
12. Through Heat And Fire [6 :45] |
Voilà que débarque dans ma boite aux lettres, en ce beau samedi ensoleillé, une enveloppe avec le cd promo du prochain album de Thy Majestie : Dawn. Ne connaissant la formation que de nom, ma curiosité me pousse à insérer la galette dans la platine pour me faire mon propre avis… Que je vous dévoile tout de suite petits curieux !

L’album s’articule autour de trois grands chapitres musicaux, partageant par là même le disque en trois parties distinctes. Commençons donc avec le chapitre un, à savoir
« Trapasso – Exequies Of The Formal Sphere ».
As You Fall annonce la couleur avec son speed metal haut en couleur et très rythmé. La production n’est pas la meilleure que mes oreilles ont pu entendre, notamment pour la batterie, mais le tout reste très correct dans l’ensemble. La voix de Dario Cascio est également une bonne surprise, dans la chaleur vocale d’un Edu Falashi, voir d’un Dickinson, ce qui n’est quand même pas rien. Une première piste fort sympathique, avec ces nappes de claviers inspirés et de bons goûts.
La suite ne tarde pas à arriver avec le titre
M.A.D et c’est à partir de cette piste que le terme power metal prend tout son sens. L’originalité n’est clairement pas le point fort de cette chanson, qui rappelle nombres de formations existantes mais le tout s’écoute néanmoins avec un certain plaisir. Son final mélancolique est tout de même un très bon point à mettre à son actif.
Dawn est la première piste instrumentale de l’album ainsi que le titre éponyme de celui-ci. Que dire ? En étant objectif, pas grand-chose si ce n’est que cette courte pause musicale ne marquera pas vraiment les esprits, celle-ci étant assez convenu et classique.
Nous voilà arrivé au bout de ce premier chapitre avec le titre
The Hunt qui commence dans un tonnerre de guitare et de clavier, soutenu par des chœurs au loin. L’intro est un peu longuette et je fus assez surpris du montage assez maladroit avec la suite de la chanson, la guitare se coupant un petit peu brusquement pour repartir comme si de rien n’était… Quelques réminiscences neo classique se font sentir sur le couplet avec une mélodie assez sombre. Encore une fois, rien de spécial à ajouter, le titre se contentant d’être sympathique, à défaut d’excellent.
Nous arrivons ainsi au chapitre deux « Rofina – The Neverending Night – The Legacy Suite », le plus dense des trois, avec pas moins de six titres en son sein.
Of Pain And Disgrace est la seconde chanson instrumentale de l’album mais également bien plus intéressante que son homologue du premier chapitre. Les claviers ont une place importante, ainsi que des chœurs grandiloquents qui pose d’emblée une atmosphère symphonique du meilleur effet.
To An Endless Devotion s’enchaine comme un seul homme pour continuer sur cette ambiance symphonique et rythmé, soutenu par une mélodie dynamique et qui donne envie de bouger la tête. Dommage cependant que la double pédale soit si fréquemment utilisé car elle n’est vraiment pas indispensable sur certains passages. Une partie de grind est également présente en plein milieu du titre, avec une descente de clavier en accord avec la tonalité sombre du titre. Le solo de guitare/clavier qui suit reste dans les classiques des ténors du style. Bref, mon second coup de cœur après As You Fall.
Ce chapitre fait la part belle aux enchainements car la troisième piste, Inferis Armata, se greffe sans temps mort pour un troisième essai instrumental, continuant ainsi dans l’aspect sombre et dramatique distillé depuis le début.
Two Minutes Hate officie dans un heavy metal pure souche, à la frontière d’Iron Maiden et consorts. Les guitares assure une mélodie entrainante tandis que le reste du groupe nous distille une énergie propre à ce style de musique, à savoir puissante et mélodique. Les quelques arrangements symphonique sont discrets mais instaure un petit plus bienvenue à un titre, qui bien que de bonne facture, reste cruellement sans grande originalité.
Encore une piste instrumentale avec Legacy, faisant la liaison entre toutes les atmosphères de ce chapitre et nous immergeant encore un peu plus dans son univers.
Out The Edge cloture ainsi la plus grande partie de l’album avec un speed metal des familles, tout en double pédale et clavier rapide pour son introduction. La voix se fait plus aigue, ainsi que les mélodies, guitare et synthé s’en donnant à cœur joie pour emporter l’auditeur dans un raz de marée rythmique. Encore une fois, nous ne crieront pas aux génies mais les Italiens de Thy Majestie connaissent leurs boulots et savent très bien y faire dans leur domaine.

Nous voici arrivé au troisième et dernier chapitre de cet album, à savoir
« Vendetta – A New Dawn », le plus bref des trois mais peut être le plus riche musicalement ? A voir…
Days Of The Changes nous invite dans un univers oriental lors de son intro pour continuer vers des chantiers plus communs, dans la continuité de l’album. Le refrain sera très certainement un hymne en concert car il est très fédérateur et se termine par une mélodie instrumentale que les fans pourront chanter en chœurs et en cœur.
Le final débarque ainsi, sous le titre
Through Heat And Fire et l’on peut dire que Thy Majestie s’est fait plaisir sur cette chanson : explication. L’introduction est vraiment sympathique, avec ces violons mélancoliques qui se collent à merveille à une rythmique bien plus énergique. Valerio Castorino est également à féliciter pour ses ambiances au synthé très bien pensé. Et là, le choc : le refrain est jonché d’effets sur la voix, donnant par la même un côté très « électronique » à l’ensemble. Je n’oserais pas faire la comparaison avec Eiffel 65, Italiens eux aussi mais cela m’a traversé l’esprit… Heu, mince, je pense tout haut !
partie métal
 |
|
partie symphonique
 |
Sur ce plan là, pas de soucis, le groupe sait y faire et enchaine les riffs et les soli sans accro. |
|
Ce n’est pas forcément un style de musique où cet aspect est le plus mis en avant mais les quelques arrangements parsemés ça et là sont pour la plupart de fort bonne qualité. |
| |
|
|
Chant/choeurs
 |
|
Harmonie d'ensemble
 |
Dario Cascio fait un quasi sans faute sur cette production, alternant avec brio puissance et mélodie, quand cela lui est demandé. |
|
Le disque est tout de même un peu trop homogène et traine ainsi en longueur. |
Bref, que dire sur ce quatrième effort studio des Italiens de Thy Majestie ? Malgré une qualité générale plutôt correcte, l’ensemble pêche par un gros manque d’originalité où ce style comporte déjà des centaines de groupes. Il me semble donc difficile pour eux de se démarquer des grands noms du genre. A réserver aux fanatiques de heavy, speed et power metal.
◊ H2o
