
01 - Seeds of a Dream
02 - Unearthed
03 - Dive
04 - Reviver
05 - The Craft
06 - Anchored
07 - Timeworn
08 - Dreaming Doll
09 - Buried Moon
10 - Frozen
11 - X
12 - Crystallized
13 - Underneath
Bonus Track : The Elf, The Man And The Muse
Comment dire...
C'est brillant.
"Underneath", c'est un périple remarquable jusqu'a des contrées lointaines, des contrées où le metal symphonique hésite bien trop souvent à mettre les pieds.
"Underneath", c'est une musique remarquablement bien écrite, et belle.
"Underneath", c'est une belle claque musicale.
La première chose à noter est que les inspirations de Wildpath semblent aller loin. On est absolument enchanté d'entendre qu'ils ne craignent pas de s'éloigner des clichés. Si l'album débute avec Seeds of a dream, dont l'esthétique emprunte beaucoup à la musique de film, l'album ne se contente pas de cela. Reviver débute en shuffle, et se laisse aller à un peu de jazzy. The Craft, soyons fous, nous offre de superbes percussions électroniques dignes de très bon morceaux électros. Dans les deux cas, par bonheur, il ne s'agit pas d'imitation, mais bel et bien d'écritures maitrisées dans les styles des inspirations. Mais dans les deux cas, hélas, on regrette que ces idées ne soient pas développées durant toute la durée du morceau.
La deuxième chose qu'on entend, c'est de la diversité dans les couleurs. Les musiques exploitent des palettes harmoniques et instrumentales qui vont au-delà de grilles tournantes d'accords et de nappes de cordes. Par exemple, et si cela peut sembler ordinaire, il n'en est rien, Wildpath ose - et dans le milieu du metal c'est bien plus rare qu'on pourrait l'imaginer - le majeur (NLDR : à la différence du mode mineur, le plus répandu dans la composition metal). Et sur le plan de l'orchestration, on peut entendre des boites à musique, des bassons, des harpes, des xylophones, et autant d'instruments que le metal délaisse si souvent en dépit de la grande richesse chromatique qu'ils offrent.
Une surprise nous attend avec cet album et elle est de taille. C'est qu'il ne s'agit pas d'un album simple, mais d'un digipack. Le deuxième CD qu'il contient est remarquable puisqu'il s'agit des versions orchestrales. Dans la mesure où Wildpath a décidé de faire les choses bien, il ne s'agit pas simplement des pistes d'orchestres jouées seules, mais bel et bien de réorchestrations. Et là où les guitares jouaient des parties essentielles, l'orchestre a été totalement réaménagé afin de pouvoir constituer quelque chose de musicalement intéressant, et ce malgré l'absence de ce qui était originellement mis en avant. Ce qui fait qu'"Underneath" n'offre non pas une, mais deux versions de chaque musique. Ne sommes-nous pas gâtés ?
Le digipack est par ailleurs de toute beauté. La production a été soignée en tout point, qu'il s'agisse de l'aspect visuel comme de l'aspect musical.
Hélas, rien n'est parfait, et on regrette la trop grande densité d'"Underneath". Ça tartine, ça tartine, ça tartine, et malgré la magnifique balade que nous offre Dreaming Doll, l'ensemble est trop compact et l'audition de l'album d'un trait peut s'avérer difficile. On regrette de n'avoir pas un peu plus de parties qui reposent l'oreille dans les structures même des morceaux. Du coup, l'album est aussi intéressant et riche qu'il est dense et débordant à l'écoute.
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Des bonnes guitares, des bons riffs, un son qui envoie. De bonnes batteries, soutenues par de bonnes percussions d'orchestres qui, en l'occurrence, apportent beaucoup au côté metal. C'est peut être même là que le terme de "metal symphonique" prend tout son sens. Non seulement l'orchestre apporte un aspect mélodique à l'ensemble, mais il apporte aussi à l'aspect metal, de la même manière que, de temps a autre, les guitares apportent des touches mélodiques. |
Des idées orchestrales du meilleur goût. De belles idées sur le plan harmonique. Que demande le peuple ? Wildpath se souvient qu'un orchestre, c'est un ensemble de musiciens pratiquant des instruments aux variétés de timbres remarquables, et leur mise en avant est splendide. On sent, cependant, qu'ils pourraient aller plus loin encore. |
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La voix de Marjolaine est ravissante, pas de doute. En place, juste, mais c'est comme si elle peinait a trouver sa place dans la musique originale de Wildpath. Comme si elle n'avait pas encore trouvé sa pleine personnalité, en vérité. Les choeurs sont en général d'excellent goût, qu'ils soutiennent la voix de Marjolaine, qu'ils apportent un caractère rythmique ou qu'ils soient mis en avant comme élément principal. |
Les parties metal et orchestrales se répondent à merveille. Hélas, comme cela a déjà été dit plus haut, la trop grande densité de l'album peut avoir un côté rédhibitoire. |
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Une musique superbe. Des idées originales. Une production soignée. Que dire ? Peut être seulement qu'on sent que ca pourrait vraiment aller encore beaucoup plus loin. Alors si effectivement il y a vraiment une chose à dire, c'est... Vivement le prochain album !