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chronique - "The Clouds of Northland Thunder"


         
The Clouds of Northland Thunder Cover
 


Amberian Dawn
Amberian Dawn
   Finlande
 Date : 2006



Date de sortie
2009

  1. He Sleeps in a Grove 3.20
2. Incubus 5.03
3. Kokko- Eagle of Fire 3.17
4. Willow of Tears 4.10
5. Shallow Waters 3.38
6. Lost Soul 3.43
7. Sons of Seven Stars 3.43
8. Saga 4.06
9. Snowmaiden 3.45
10. Lionheart 3.43
11. Morning Star 4.36
12. Birth of the Harp 4.06


Chronique

Amberian Dawn, Amberian Dawn…Amberian Dawn ?
Mais oui, souvenez-vous, ce énième combo à chanteuse -lyrique- nous venant de Finlande. Suite à un River of Tuoni (trop ?) propre sur lui et bien comme il faut, Amberian Dawn avait globalement fait bonne impression mais nous laissait désespérément rêver à un brin de fantaisie et d’audace pour son successeur, histoire de sortir le groupe de cette catégorie si vilainement appelée « Clones ». Raté.

The Clouds of Northland Thunder s’inscrit dans la continuité (voire dans le calque…) de River of Tuoni, ce qui le place encore plus bas sur le baromètre de l’originalité. Douze morceaux, une seule structure, toujours la même : Couplet / refrain (×2), solo (qui malgré sa parfaite exécution, devient franchement lassant), refrain.

Les mélodies sont pourtant entraînantes, bien construites, les paroles globalement intéressantes, et la voix de Heidi Parviainen exquise, mais rien n’y fait, les morceaux sont tellement semblables que l’écoute de cet album en pâtit vraiment.

Passons donc à la composition de cet opus…
Jolie intro, « He Sleeps in a Grove » est un peu formatée -on entame directement par un morceau assez vivace- mais change un peu des instrumentaux habituels. Pour ceux qui ne connaissent pas encore Amberian Dawn, cette chanson tombe à pic pour vous faire découvrir la voix de Heidi, avec un très beau timbre lyrique qui s’adapte parfaitement aux compos et passe avec aisance et naturel les passages les plus aigus. « Incubus », son air entraînant et son duo voix féminine/masculine (sans grunt) enchaîne directement sur « Kokko - Eagle of Fire », morceau plus pêchu et renforcé par une batterie toujours plus présente.

The Clouds of Northland Thunder nous offre alors une pause dans cette succession de morceaux -plaisants à écouter mais oh combien répétitifs- pour nous montrer qu’il y a quand même autre chose sur cet album… Bref, on tombe sur la traditionnelle ballade, « Willow of Tears », qui disons-le franchement, n’a rien d’exceptionnel. Un morceau assez majestueux (à la My Winter Storm, pour vous faire une idée) au lent tempo prononcé, et agrémenté du toujours-présent solo de gratte. Une chanson posée en tous points, parfaite pour poursuivre avec l’énergique « Shallow Water », morceau plus bourrin que jamais – vous étiez sur le point de vous endormir ? N’y comptez plus.

Mais aurait-on droit à un nouveau « Incubus » ? Non, ce n’est que « Lost Soul » dont certaines parties ressemblent furieusement à la piste 2 –version short au vu des 4 minutes à peine du morceau.
Passons sur « Sons of Seven Stars » et « Saga », qui ne se distinguent pas vraiment. A vrai dire, la fin de l’album devient difficile à digérer, ressassant inlassablement les mêmes ingrédients (dont ce solo qui devient pénible, ce qui est assez incroyable quand on voit la maîtrise qu’il y a derrière).
« Snowmaiden » : Un tempo plus lent ; exit la guitare/batterie en surdose et enfin des orchestrations, des ruptures de rythmes…Basique, mais bienvenu dans cet univers uniforme. Quel dommage d’avoir droit à moins de 4 minutes pour ce morceau !
Mais le naturel revient au galop avec « Lionheart », qui a néanmoins le mérite de comporter des parties métal/symphonie mieux réparties.
Si « Lost Soul » et « Incubus » semblaient euh…s’inspirer l’une de l’autre, il en va de même pour « Snowmaiden » et l’avant-dernière piste « Morning Star », deux morceaux de la même veine, mais avec en plus quelques timides nappes atmosphériques pour ce dernier.
Et c’est avec « Birth of the Harp », seconde ballade de l’album -mais semblable à la première- que se clôt l’écoute de The Clouds of the Northland Thunder.

La sauce concentrée prend donc, mais laisse un arrière-goût de déjà vu…
A trop vouloir rentrer dans un moule qui contient déjà son lot de sosies Nightwish et autres groupes-phares, Amberian Dawn nous pond là un pur produit formaté, ou « comment apprendre les codes du métal sympho en 12 pistes », étouffant lui-même les étincelles de talent qu’il produit.
Non vraiment, The Clouds of the Nortland Thunder ne sera pas l’album de référence du groupe.
Confondant de banalité, cet album se contente d’exploiter les « codes du métal » sans dévier d’un iota d’une structure déjà répétée et utilisée mille fois.
Alors un bon album, oui. Un album révolutionnaire qui exhibe le talent du groupe (qui semble devoir s’extraire au compte-gouttes), certainement pas.

Partie métal
3/5
 
Partie symphonique
2/5

Bien que pétries d’une maîtrise que l’on ne peut ignorer, les mélodies sont si répétitives qu’on se lasse très vite du résultat produit.

 

On ne s’attend pas à ce qu’Amberian Dawn fasse appel aux services d’un véritable orchestre, mais disons que l’on aurait aimé, allez, soyons fous, un petit morceau au clavier au lieu du sacro-saint solo de guitare…

     
Chant/choeurs
3/5
 
Harmonie d'ensemble
3/5

Qu’elle est jolie, la voix de Heidi…L’un des rares éléments qui nous empêche de se dire qu’on écoute 12 fois la même chanson. Côté chœurs, on a droit au minimum syndical.

 

Pour être harmonieux, c’est harmonieux, et condensé. Trop, peut-être.



● Deltaplane

The Clouds of Northland Thunder Cover