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1. Two Broken Candles (Introduction) 2. Unforgotten 3. Ballroom Doors (Interlude) 4. Shadows Dance 5. Grinin Sanity 6. Facing Fears (Interlude) 7. Ghost Memories 8. Desire part I - Lust 9. Desire part II - Forsaken 10. Light Heart 11. Secret's Case 12. Cimetear (Interlude) 13. Non Omnis Moriar 14. Hall Stairway (Interlude) 15. Sanctuary part I - The Cathedral 16. Sanctuary part II - Death 17. Sanctuary part III - Acceptation |
Chronique
Il est toujours rafraichissant de découvrir que la langue de Molière sait encore enseigner la musique à des gens qui savent s’en servir. Le métal symphonique, musique tristement desservie dans les contrés a la culture délaissée de la France sait pourtant encore comment surprendre les auditeurs que nous sommes.
Wildpath. Littéralement, le chemin sauvage, se propose de dépasser ce qui avait été débuté avec Nyx Secret, a savoir ravir la France de bon métal symphoniques sans avoir à aller jusqu'à la Finlande. Et ils l’ont fait !
L’album se nomme sobrement Non omnis morriar. Citation que nous devons à Horace et qui signifie « je ne mourrai pas tout entier ». Un album ambitieux, donc, qui veut passer a la postérité et ne pas passer inaperçu ! Voyons donc.
Le premier aspect intéressant est de savoir qu’il s’agit d’un concept album dont l’histoire est… Encore inconnue ! Elle est disponible sur le site officiel, mais celle-ci n’est pas encore achevée, et nous pourrons la découvrir avec le temps… Le mystère s’entretient.
Musicalement, les hostilités débutent fort, avec un morceau directement intégralement instrumental et orchestral inspiré de la musique fantastique qu’on peut entendre dans les plus beaux bijoux oniriques du cinéma. On ne peut s’empêcher d’avoir le nom d’Elfman a l’esprit. L’instrumentation est recherchée, et on peut y entendre une recherche harmonique beaucoup trop rare dans ce que nous sommes habitués à entendre. Une recherche stylistique très forte, en somme, et une richesse qui n’est pas gâtée par une incapacité à passer d’une partie a l’autre. Celles-ci s’enchainent à merveille, et les changements d’ambiances sont gérés avec une grande habileté pour nous offrir près de deux minutes ininterrompues d’une musique angélique et puissante. Ce sentiment de propreté, de recherche, et de beauté, n’abandonnera pas l’auditeur de tout l’opus.
Que le métaleux se rassure : l’orchestre vient s’agrémenter du bloc guitare/basse/batterie très vite ! Des le deuxième morceau, les timbales sont rejointe par une batterie, et les guitares ne tardent pas à reprendre leurs droits sur l’album. Celles-ci enchainent de ravissantes parties mélodiques et de puissantes parties ou elles se contentent de rester en retrait pour laisser à l’orchestre suffisamment de place pour s’exprimer. La sauce monde vite, le tout s’enchaine rapidement, et a merveille.
La qualité de cet album est égale, si bien qu’il serait difficile d’en retirer un ou plusieurs morceaux forts. Les couleurs, les thèmes généraux font que la préférence variera d’un auditeur à l’autre, et il ne me semble pas en mon pouvoir de pouvoir aiguiller vers telle ou telle piste.
Malheureusement, rien n’est parfait, et on peut déplorer que la chanteuse, si sa voix est charmante, n’ait pas un timbre remarquablement original. Qui plus est, la musique est malheureusement souvent bien moins soignée dans les passages chantés, comme si la présence de l’instrument vocale pardonnait une faiblesse pourtant totalement inexistante dans les passages instrumentaux. Très peu de contrepoint, ni particulière recherche instrumentale. C’est bien dommage. On peut aussi regretter un manque d’originalité au niveau de l’écriture des chœurs.
Partie métal ![]() |
Partie symphonique ![]() |
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Le bloc métal est très bien écrit ! Le rythme de la musique est remarquablement soutenu, et les moments ou la guitare quitte les accords rythmiques pour devenir plus mélodique servent la musique avec un talent certain. La batterie est propre et les rythmes recherchés. La basse, de son coté, incarne parfaitement son rôle de soutien harmonique. |
Les parties symphoniques sont splendides ! On sent une recherche et une réflexion dans l’approche de l’orchestre et de l’écriture des parties ! Il s’agit de faire de la musique, pas de plaquer bêtement des accords de cordes sur un synthé ! Chez Wildpath, ils savent ce qu’ils font quand ils décident d’écrire des parties orchestrales ! |
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Chant/choeurs ![]() |
Harmonie d'ensemble ![]() |
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Hélas ! Un peu faible a côté de la grande qualité de l’album. Marjolaine a une jolie voix, mais celle-ci demanderait peut être encore un peu de recherche pour s’affirmer. Le matériel est là, juste et présent, mais ne s’impose pas. Du côté des chœurs, ceux-ci sont hélas un peu trop verticaux, et manquent d’originalité. Comme si le compositeur s’était contenté de vouloir utiliser le timbre du chœur, mais sans véritablement vouloir l’exploiter comme il le mérite. |
L’harmonie est vraiment excellente ! La façon dont les guitares et l’orchestre se répondent est sans faiblesse ! Rien à redire a ce niveau là. |
● Anthony D.
