
1. Maria Magdalena (Sandra Cover) 03'35
2. Melancholia 05'29
3. Change Of Tides 04'55
4. Distant Shores 04'01
5. Last Shut Of Your Eyes 04'58
6. Beyond Horizon – The Poem part. II. 03'27
Quelques mois après «Delta» qui avait agréablement surpris par sa qualité, Visions Of Atlantis revient avec un EP au titre et à la pochette quelque peu mystiques, « Maria Magdalena ». Après avoir aiguisé la curiosité des fans en diffusant régulièrement des extraits sur leur site officiel, c'est avec fierté que le groupe présente sa dernière création, composée d'une reprise, d'un remix d'un ancien morceau, et de quatre titres originaux.
Tout d'abord, si le visuel de l'EP peut évoquer l'album « Queen Of Light » d'Imperia, aux influences ésotériques et orientales, la ressemblance s'arrête au simple aspect esthétique. En effet, Visions Of Atlantis reste fidèle à lui-même, produisant un metal symphonique toujours légèrement maladroit, sans aucun lyrisme, alternant entre jolis passages et refrains décevants. En effet, si « Delta » avait réussi à développer des mélodies plus dramatiques et des atmosphères plus intéressantes, « Maria Magdalena » retombe dans les mauvais travers du groupe, une musique assez kitsch, souvent ennuyeuse, mais surtout, « sans âme ». L'utilisation de l'orchestre artificiel est ordinaire, les riffs ne sont pas accrocheurs, les soli n'ont rien d'exceptionnel et la batterie ne brille pas par la variété de ses performances. Change Of Tides et Distant Shores lassent vite par leurs rythmes monotones et leurs sonorités banales, en dépit de belles mélodies présentes sur leurs breaks respectifs, portées par la douce voix de Maxi Nil. Melancholia développe des thèmes harmonieux et livre un passage instrumental assez nightwishien du plus bel effet, mais énerve par les interventions excessives de Mario Plank, chanteur très décrié en raison de son timbre éraillé et désagréable. La ballade Beyond Horizon, si elle permet à Maxi Nil de mettre en avant toute la beauté et la suavité de sa voix, ne recelle que peu d'émotions, et n'atteint donc pas l'objectif de ce type de compositions. La seule nouveauté plaisante remarquable dans ces titres est apportée par les parties chorales dans lesquelles Maxi est « dédoublée », très inspirées d'Elis, et qui confèrent une certaine étrangeté à certains passages.
Quant à la reprise et au remix, ils n'apportent que très peu de nouveauté aux originaux. Maria Magdalena, titre emprunté à la star des années 1980 Sandra, n'est pas une véritable métamorphose, et le refrain sonne toujours très disco/pop en dépit de l'ajout des éléments metal. Ceux qui aiment retrouver le morceau de départ lors de l'écoute d'une reprise apprécieront certainement celle-ci, mais ceux qui préfèrent les véritables re-créations seront probablement déçus. La nouvelle version de Last Shut Of Your Eyes ne diffère de celle de « Cast Away » que par la présence de Maxi Nil (au lieu de Nicole Bogner sur la première chanson). Si l'interprétation de Maxi Nil est toute en délicatesse, contrairement à celle de la précédente vocaliste qui sonnait plus dramatique et imposante ; ce n'est cependant pas une différence suffisante pour justifier le bien-fondé d'un Last Shut Your Eyes 2.
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Elle est présente et souligne bien certaines mélodies, mais les riffs manquent d'efficacité, les soli ne brillent pas par leur intérêt, et les rythmes sont souvent uniformes. |
Alors que l'utilisation des effets orchestraux était plutôt variée et intelligente dans « Delta », elle est ici plus ordinaire, bien que venant accentuer les riffs de guitare dans chaque morceau. |
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Comment faire une moyenne entre la faiblesse des interventions de Mario Plank et la véritable beauté de la voix de Maxi Nil?... |
Les beaux passages et les thèmes inintéressants alternent sans cohérence, et chaque morceau apporte son lot de moments d'enthousiasme et de déceptions. |
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Ainsi, cet EP est typique du combo autrichien d'avant « Delta »: une excellente chanteuse, son déplorable pendant masculin, de belles mélodies trop peu ou trop mal utilisées, des effets orchestraux dispensables, et beaucoup de passages ennuyeux, guillerets et déplaisants, empirés par une absence totale de la dimension émotionnelle. Si le dernier album avait apporté une lueur d'espoir, l'EP est au contraire une rechute dans la platitude. On ne peut qu'espérer que le groupe repassera par le delta du Nil au lieu de retrouver le chemin de l'Atlantide (blague cautionnée par la rédaction, puisque Mario se planque).