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chronique - "Lend me your Wings"


         
Archangels in Black cover
 



VelvetSeal
Hongrie
 Date : 2006



Date de sortie
2009

  1. Opening (01:23)
2. Lend me Your Wings (03:06)
3. The One (04:47)
4. Desperati (04:29)
5. Torn Within (04:26)
6. Where Statues Cry (05:00)
7. The Divine Comedy (04:17)
8. FreeFall (03:28)
9. The Tragic Overture (04:46)

 


Chronique

 VelvetSeal.
THE nouveau groupe de métal-à-chanteuse-à-tendance-gothique-mais-aussi-un-peu-de-symphonique-et-de-heavy encensé par les médias.
A juste titre ?

              Après l’envoi de leur première promo qui avait reçu un avis globalement favorable, on attendait du groupe qu’il confirme son statut de « nouveau talent » de la scène métal. Hé bien, on peut dire que c’est quasiment chose faite avec ce premier album des Hongrois. Bien que VelvetSeal reprenne -sans surprise- les ingrédients basiques du symphonique, un petit quelque chose semble pourtant démarquer le groupe des clones du genre Sympho. Grâce au petit coté « Black » et mélancolique ?
Ou parce que pour une fois, ces « nouveau-nés » de la scène goth métal, ne nous servent pas une soupe trop insipide à grand renforts de nappes atmosphériques et d’instrumentaux grandiloquents ?

             Première bonne surprise à l’écoute de Lend me yours Wings, c’est la technicité dont fait preuve le groupe. Mis à part les maladresses au niveau de l’équilibre d’ensemble, le rendu est très respectable, surtout pour une première production (si on ne compte pas leur premier CD promo…).
Caractéristique qui étonne d’autant plus que plusieurs écoutes sont généralement nécessaires pour saisir toutes les « subtilités » de cet album ; ne l’écoutez donc pas en coup de vent, ou bien vous risqueriez d’être assez déçu au final ! VelevetSeal nous sert donc là des compos bien travaillées, tant du coté métal que du coté symphonique.
Pour une fois, on a vraiment droit à du METAL Symphonique, où les percussions et les riffs ne font pas uniquement office de meubles. Impression qui se concrétise avec la présence des chœurs, justement intégrés aux morceaux (sans en faire des tonnes à l’inverse de certains groupes avec lesquels on risque  une overdose de la musique sirupeuse). Mais c’est pourtant sur cet aspect que la musique de VelvetSeal pêche un peu. On peut quand même retenir « The one » et  « Desperati ».
Et avec ça, VelvetSeal arrive à tout faire tenir dans des compos qui ne dépassent pas les 5 minutes (et les 35 minutes globales, malheureusement) ! Quels pros, quand même…
Mais assez de louanges, nuançons tout cela par un peu de critique.

                Tout d’abord, l’un des principaux défauts réside dans l’équilibre des compos, puisque l’équilibre de labeur entre parties métal/sympho est rompu par leur déséquilibre au sein des morceaux. Vous suivez ? Non ? Bien, je m’explique : alors que certains morceaux comportent de très belles « nappes » symphoniques  (« Torm Within »), celles-ci se retrouvent reléguées à l’arrière-plan à cause d’une dominance quasi constante de la partie métal (guitare et batterie donc). Cela n’enlève rien aux chansons mais un meilleur équilibre n’aurait été que bénéfique à l’album, en supprimant l’impression d’écouter à certains moments uniquement du métal  -sans symphonie-, mais aussi la lourdeur que l’on retrouve dans certaines compositions. Lourdeur qui fera que vous adorerez ou détesterez cet album, d’ailleurs.
            Après la partie instrumentale passons donc maintenant à  un élément tout aussi crucial : les voix. Ou plutôt, LA voix, puisque que c’est un métal sympho exempt de grunts que voici ! Là, les impressions sont un peu plus mitigées encore… Le petit côté encore maladroit ne constitue pas un handicap en lui-même, mais en revanche la voix de Gabee manque cruellement d’affirmation vis-à-vis des compositions. Bien sûr, cela constitue actuellement une bonne surprise d’écouter une chanteuse qui a osé sortir de la masse « lyrique ». Néanmoins, cette touche de marginalité ne lui confère pas assez de prestige pour rivaliser avec la mode des voix cristallines.
Bien que d’un bon niveau (Gabee passe parfaitement l’ensemble des lignes des compos),  on retiendra de VelvetSeal tout… sauf la voix, qui reste banale, pas assez travaillée pour avoir la capacité d’apporter un réel « plus » aux morceaux.

             Lend me yours Wings constitue donc une excellente alternative pour ceux qui ne supportent plus les ambiances mièvres qui tendent à se développer actuellement dans ce genre. Avec une ch’tite touche de Black et une partie Métal qui mérite bien son nom, VelevetSeal peut donc nourrir l’espoir de devenir un  nouveau petit protégé de la scène symphonique. Bien sur, le groupe de déroge pas à la règle et exploite les ingrédients basiques du Métal Symphonique mais toujours avec justesse, sans surcharger ses compos. Du métal symphonique simple et efficace, qui en gagnant en maturité –notamment au niveau des voix…-, pourrait constituer un nouveau groupe incontournable de la scène Sympho.

Partie métal
4/5
 
Partie symphonique
3/5

Rien à dire. Du métal que l’on entend enfin, et qui aurait encore plus d’impact en gagnant en technicité, bien qu’il soit déjà d’un très bon niveau.

 

Bonnes compos, on aurait néanmoins aimé que la partie symphonique soit autant mise en avant que la partie métal !

     
Chant/choeurs
2/5
 
Harmonie d'ensemble
3/5

Pas encore tout à fait ça, tant du coté de la voix de Gabee  qui n’arrive pas à valoriser les morceaux, que du coté des chœurs qui font un peu « meubles », surtout sur les refrains.

 

Le tout manque encore d’équilibre, ce qui se traduit surtout par une lourdeur inhérente à certains morceaux. Album d’un bon niveau tout de même.



 ● Deltaplane

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