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Divinefire - "Eye of the Storm"


Divinefire - Eye of the Storm

Date de sortie : 25 mars 2011

Jaquette chronique

Tracklist

1. Time For Salvation 04:34
2. Hold On 04:00
3. Unchain My Soul 04:02
4. Bright Morning Star 04:44
5. To Love And Forgive 06:56
6. Even At My Lowest Point 04:18
7. Send Me Out 03:25
8. Masters And Slaves 03:57
9. The World's On Fire 04:15
10. Never Surrender 06:08
11. Masquerade 04:07
12. Close To The Fire 03:46

              On sait combien les amateurs de metal aiment disséquer encore et toujours plus les styles et sous-genres qui composent cette musique. Mais certains vont tellement loin dans cette classification qu’on peut facilement arriver au carrefour du speed-heavy-power-symphonique-à tendance mélodique avant d’avoir pu dire ouf ! (mais pourquoi diantre faire ce genre de tri quand on peut, comme Rhapsody, créer son propre sous-genre ?). Quoiqu’il en soit, c’est précisément dans cette direction que souhaite nous amener Divinefire avec « Eye of The Storm ».

Pour ceux qui voudraient un aperçu très concis de la musique du groupe, on pourrait décrire cette dernière comme œuvrant dans la branche des Sonata Arctica et autres Stratovarius dernière période (d’ailleurs, à part certains aspects sur lesquels nous reviendrons, les points de ressemblance entre « Eye of The Storm » et le dernier Statovarius, « Elysium », sont nombreux). Quoi qu’à la réflexion, le rapprochement avec les Allemands de Freedom Call peut également être effectué – et non à tort, tant certaines sonorités et thèmes des deux groupes se rejoignent. Ainsi, pour faire simple et éviter un autre charivari de classement, nous dirons que Divinefire oscille entre les trois groupes cités précédemment.
Certes, le raccourci est facile, mais justifié : non que Divinefire ne fasse qu’emprunter aux précédentes formations citées ; seulement, et c’est bien l’un des rares faux-pas du groupe, sa musique souffre de la cruelle impression de déjà-vu, qu’on la compare à un vieux routard du power, ou aux nouveaux opus flambants neufs qui viennent de paraître. Certains titres de « Eye of The Storm » sont attendus, sans surprise. Attention ! Cela ne veut pas dire que tout est à jeter, car la qualité de construction des compositions ainsi que celle du jeu sont bien au rendez-vous ; mais à ne jamais oser sortir des sentiers battus, le groupe se dépêtre dans ses sempiternelles tournures musicales.

Heureusement, cet apparent bémol ne fait pas que desservir « Eye of The Storm », puisque qu’il contribue également à faire de certains effets de style se répétant des points de repère pour cet opus. C’est par exemple le cas de ces petites envolées au clavier et lignes orchestrales décalées, et légèrement désaccordées, régulièrement employées, qui ravivent l’attention de l’auditeur lorsqu’elles apparaissent (on les retrouve sur Time for Salvation, Hold On). Le power du groupe n’est pas non plus exempt d’orchestrations et d’instrumentaux, bien au contraire, puisqu’ici, pas question de parler de quelques malheureux arpèges placés au petit bonheur la chance. Non, non, Divinefire sait s’y prendre avec les introductions mi-médiévales, mi-film score (comme le prouve si bien le superbe To Love and Forgive, inspiré de l’énergie du folk-metal dans sa meilleure période).

Deux titres poursuivent sur la lancée de cette immersion celtique et amplifient encore l’ambiance cinématique de l’opus. C’est le cas d’un Even at my Lowest Point qui revendique sans honte les influences des tubes de Rhapsody (on retrouve même des échos du chant théâtralisé de Fabio Lione ainsi qu’un semblant de narration façon Christopher Lee), mais aussi de Masquerade.

D’autres morceaux méritent aussi qu’on leur prête une oreille attentive de par leur construction et leur différences : Masters and Slaves, par exemple, plus énervé que les autres, fait ressortir un contraste que Divinefire exploite tout au long de « Eye of the Storm », à savoir le dialogue entre la voix aigüe du chant principal et les vocaux torturés de Barry Haldan, l’un des nombreux invités à mettre ses grunts au service de l’opus (on retrouvera ceux de l’ex-Sanctifia, Hubertus Liljegren, sur Close to the fire). Un renouveau du style Beauty and the Beast ? 

Mais Divinefire, parfois lassé de son jeu de batterie (boum, boum, tchac !) nous surprend aussi sporadiquement à l’aide de brusques changements de rythmiques (Close to the fire, Hold On), très appréciables sur les compositions de « Eye of The Storm ». Allant souvent de paire avec la touche de progressif que le groupe emploie, ses cassures de rythme sont tout un atout pour l’opus, notamment lors de l’arrivée des indispensables titres-singles.

Metal   Symphonique

 

Un power mesuré dont les poncifs sont bien maîtrisés, avec des pointes de progressif.

     

Une très belle part instrumentale (orchestrale, pourrait-on dire) qui mérite qu’on s’y attarde. Dommage que le niveau de quelques titres soit beaucoup moins élevé !

 
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Voix / Choeurs   Harmonie d'ensemble
 

Avec un chant mi-Fabio Lione, mi Roy Khan, le frontman assure avec brio les envolées les plus hautes quand ses nombreux acolytes nous proposent entre autres accompagnements des grunts s’équilibrant parfaitement avec le chant principal.

     

Quelques titres remarquables au milieu de morceaux corrects. Seules des sonorités délavées car trop employées viennent déséquilibrer cette harmonie entre compositions ouvragées et titres-singles.

 
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           « Eye of The Storm » ravira donc les oreilles des auditeurs qui, plus symphoniques, commenceraient à lorgner du côté du power, puisque l’opus comporte des morceaux de qualité au niveau instrumental. Les autres pistes proposant une musique plus accessible qu’ambitieuse, les habitués de ce style seront sans doute davantage intéressés par sa profondeur instrumentale que par le power en lui même.


Chronique réalisée par Lomdinen.