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Whispering Tales - "Echoes of Perversion"


Whispering Tales - Echoes of Perversion

Date de sortie : 10 décembre 2011

Jaquette chronique

Tracklist

1. In Mens Sana 2'25
2. Collapsed 3'54
3. Victor's Run 1'30
4. Last Dilemma 3'43
5. The Lonely Grave of Anne Parreti 1'02
6. The Tools of my Redemption 4'51
7. The Sama 1'13
8.The Fall 5'13
9. Aligning the Cylinders 1'10
10. Anesidora 4'10
11. The Ritual 1'23
12. Scent of Darkness 6'44
13. Puppets for Revenge 1'02
14. Until the Dusk 6'44
15. Close your Eyes, Anjia 1'09
16. Alone with my Fear 5'43
17. A Lost Friend 1'08
18. The 6th Part 3'26
19. Epilogue 1'07

«  Victor, where the fuck are you ? »

Quelle ne fut pas ma surprise lorsque, enclenchant la première plage du disque que je venais de recevoir, je tombai sur une introduction originale et surprenante, s'ouvrant quasiment sur cette phrase énigmatique. De toute façon, il faut le dire : quand j'ai reçu l'album de Whispering Tales, j'ai eu le sentiment d'avoir gagné le jackpot. Un digipack superbement réalisé, un concept intéressant alternant interludes et morceaux, et surtout, le tout appuyé sur une nouvelle fort sympathique, oscillant entre La Momie et Indiana Jones, en passant par l'auteur de fantasy français Pierre Bottero. Alors, forcément, j'en attendais beaucoup des morceaux de « Echoes of Perversion ».

Peut-être trop.

Sans doute était-ce une erreur. Car après l'intriguant In Mens Sana, on déchante vite. Et ce n'est pas une composition certes agréable – bien qu'assez traditionnelle – qui nous fera oublier un chant à moitié en place dans certains passages, des guitares comme enfermées, et une sorte de manque de conviction du son en général sur le morceau Collapsed. Malheureusement, cette impression se poursuit tout au long de l'album, avec, ironie du sort, une certaine brillance des interludes. Ces derniers, agrémentés de bruitages et parfois de dialogues plutôt crédibles (In Mens Sana, The Lonely Grave of Anne Parreti, A Lost Friend...) en sont presque meilleurs que les morceaux – c'est quand même un monde ! Alors, que manque-t-il à mes confrères marseillais, que diable faut-il, pour qu'enfin je puisse avoir le plaisir de dire, en toute sincérité, qu'ici-bas nous avons au moins un groupe de metal orchestral de qualité ? Oh, pas énormément de choses, assurément. Trois fois rien. Juste l'essentiel. Un équilibre plus convaincant, un son plus abouti. Plus professionnel, surtout. De quoi pouvoir juger dans un minimum de bonnes conditions l'univers d'un groupe, sans se sentir inhibé par une production et des arrangements mitigés. De meilleurs arrangements certes, mais aussi une interprétation bien plus rodée. Car des choses intéressantes, il y en a. Comme l'apocalyptique The Fall ou l'entraînante Last Dilemma. Comme des  mélodies plaisantes, telles que celle d'Until the Dusk. Ou encore, une certaine diversité vocale : chants gutturaux, voix parlées (The Fall, The Tools of my Redemption), choeurs (The 6th Part), et deux invités (une voix féminine sur The Fall, ainsi qu'une jolie voix de basse sur Scent of Darkness) Des compositions dont il ressort un certain potentiel malgré un côté un peu attendu. Evoluer dans un style très déjà-vu, pourquoi pas. Mais on sait qu'on est attendu au tournant. La moindre erreur est impardonnable. Cependant, pas d'inquiétude : il s'agit d'une première production et, on a envie de le croire, Whispering Tales sera pardonné dès la prochaine.


Metal   Symphonique

 

Un heavy assez habituel mais maîtrisé, qui mériterait toutefois d'être mis en valeur par une meilleure production.

     

Un aspect en partie sauvé par les interludes : les orchestrations internes aux morceaux ont encore besoin de s'affirmer, d'être mieux arrangées et peut-être de gagner un peu en originalité.

 
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Voix / Choeurs   Harmonie d'ensemble
 

Malgré une richesse vocale notable, il y a vraiment des choses à améliorer du côté du chant principal. La justesse est parfois approximative.

     

C'est là que l'on se mord les doigts de tout ce qui a été dit précédemment : quel dommage, avec un concept aussi original et agréable, que certains éléments ne soient pas à la hauteur ! Certains trouveront peut-être le principe du concept-album trop poussé à l'extrême ; il s'agit cependant d'un travail très intéressant, entre l'album et la B.O de film, qui mériterait, pourquoi pas, d'être renouvelé sur un prochain opus...

 
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Décidément, « Echoes of Perversion » part avec autant d'avantages que de handicaps. Il laissera la saveur aigre-douce d’une oeuvre au potentiel quelque peu gâché, se tirant une balle dans le pied. Il y avait pourtant, et il y a, c'est sûr, de quoi écrire une belle histoire.


Chronique réalisée par Lwiz.