• Actualité
    • News
    • Interviews
    • Live Reports
  • Encyclopédie
    • Les groupes
    • Chroniques
    • Définition du metal symphonique
  • Multimédia
    • Radio
    • Vidéos
    • Galerie
  • Communauté
    • Forum
    • Chat
    • Association metal sympho
    • Facebook
    • Twitter
  • Contact
    • Contact
    • Promo
    • Membres
    • Bannières & logos


MetalSymphonique.com recrute toujours ! Plus d'infos

chronique - "Design Your Universe"


         
Design your Universe Cover
 


Epica
Epica
   Pays-Bas
 Date : 2002



Date de sortie
2009

  1 - Samadhi - prelude
2 - Resign to Surrender
( A New Age Dawns Part IV)
3 - Unleashed
4 - Martyr of the Free Word
5 - Our Destiny
6 - Kingdom of Heaven
(A New Age Dawns Part. V)
7 - The Price of Freedom - interlude
8 - Burn to a Cinder
9- Tides of Time
10 - Deconstruct
11 - Semblance of Liberty
12 - White Waters
13 - Design Your Universe
( A New Age Dawns Part VI) 


Chronique

« Construis ton univers ». Cette interpellation n’est rien moins que le nom du nouvel opus d’Epica. Elle invite l’auditeur à faire le choix de ses influences propres et à refuser celles qu’on lui impose. C’est un appel à l’originalité et à l’introspection que le célèbre groupe néerlandais se propose d’incarner. L’aventure Epica a commencé en 2003. Nous sommes en 2009…

Dès les premières minutes, le ton est ainsi donné avec Samadhi - un terme du yoga hindou et du bouddhisme qui mériterait à lui tout seul un article, et sur lequel j’invite les intéressés à se renseigner. Cet album, que d’aucun qualifierait de métal, ne rougit pas de présenter en introduction un instrumental orchestral, certes massif, mais sans surabondance de cuivres et des effets vaguement médiévaux qui encombrent le métal symphonique de clichés réducteurs. Un thème simple sur une grille de 4 accords s’impose comme un refrain efficace et entêtant, mais en se développant petit à petit au niveau de l’orchestration et des contre-chants. Aucune guitare, et pourtant, tout Epica peut être résumé dans ce prélude de 1 minute 30. De la puissance, de la virtuosité, de la maitrise, et avant tout, des émotions.

Les guitares font ensuite leur apparition, et fidèles a eux-mêmes, ces excellents musiciens nous montrent qu’en plus du niveau très élevé de leurs orchestrations, ils sont capables de produire des riffs puissants et présents. Ceux-ci, accompagnés par une batterie rythmée et carrée,  sont pourtant loin d’éclipser l’orchestre et, au contraire, le mettent en valeur. Tandis que la basse et les guitares occupent les harmoniques graves, Les flûtes, les violons, les claviers, et Simone, occupent avec brio les aigus. Un équilibre auquel tendent tous les groupes de métal symphonique, et que « Design your universe » parvient à atteindre. Au fond, entre le métal et la musique orchestrale, pourquoi choisir ? La construction de l’univers d’Epica se traduit de cette manière là aussi, dans l’union de deux musiques.

Beaucoup d’eau a coulé sous les ponts depuis que les « fantômes agonisaient ». Et cela s’entend notamment dans les prestations vocales de la belle Simone. Loin de tomber dans le cliché métal symphonique de la chanteuse arborant casque à cornes et poitrine de huit hectares tout en parodiant le chant lyrique, elle sait faire preuve d’une maitrise vocale admirable. Son chant est clair et doux, puis sans prévenir, devient ample et puissant.  Votre serviteur frissonne encore de ses aigus sur « Tides of time ».

Le rythme de l’album est relativement uni et égal. Sans mauvaise surprise pour l’auditeur, les morceaux sont globalement très rythmés et métal. Il propose cependant quelques belles balades dont une, en avant dernière place de l’album, est sans aucun doute destinée à reposer l’auditeur fatigué avant l’ultime morceau éponyme. Ces balades, chargés d’émotions et de couleurs et prennent, après près de 3/4 d’heure ininterrompue de batterie et de guitare électrique, un caractère calme et contemplatif plus que bienvenu. Le contraste est agréable, et le retour des guitares électriques d’autant plus marqué.

Un défaut subsiste, cependant. Cet album est un peu trop linéaire. Les grands fans d’Epica s’y retrouveront sans l’ombre d’un problème, et sa qualité séduira même de nombreux réfractaires a ce style, mais il demeure trop égal, et l’ensemble, tout excellent soit il, frôle la monotonie.

Partie métal
4/5
 
Partie symphonique
4/5

Les riffs sont puissants et accrocheurs. La batterie tient un rythme soutenu et original. Le tout est efficace, carré, et joué sans faiblesse. Les guitares ne se contentent pas de plaquer des accords creux en power chord en suivant le rythme de la batterie. En effet l’album est, en sus de son indéniable qualité rythmique au point de vue guitaristique, agrémenté de quelques très jolies parties arpégées en clean.

 

Epica sait se servir d’un orchestre. Les inspirations cinématographiques des néerlandais, qui enrichissent leurs morceaux de très bons passages orchestraux, participent à la création de leur univers musical. On sent que ceux-ci sont habitués, depuis leur tout premier album, à travailler avec un orchestre, et savent exploiter les possibilités mises à leur disposition.

     
Chant/choeurs
5/5
 
Harmonie d'ensemble
4/5

L’évolution de la voix de Simone depuis les débuts d’Epica est saisissante : sa maitrise est excellente et elle développe une personnalité propre qui n’est plus celle des canons des chanteuses du métal symphonique. Plus que jamais on sent qu’elle tend à trouver la voix qui est la sienne et la rendra inimitable. Les chœurs sont très bien écrits. Loin d’être un simple support harmonique vertical et rythmique vaguement repompé sur les premières mesures de l’introduction du Carmina Burana, ils savent parfois être mélodiques et originaux. Les passages où les voix aigües et graves s’échangent le thème sont splendides.

 

L’orchestre et les éléments du bloc métal se répondent très bien sans jamais s’éclipser. On a pas un seul instant l’impression que l’un a été écrit en premier et que l’autre a été ajouté pour assurer un simple remplissage. Il y a bel et bien une cohérence dans l’écriture. Epica s’y entend à ce sujet.



L’univers est achevé. Et quel univers ! D’album en album, Epica a su prouver à ses auditeurs qu’ils ne s’arrêteraient jamais de progresser. D’année en année et de surprise en surprise, une chose en tout cas demeure, c’est ce refrain qui suit chaque audition « Vivement le prochain ! ».


 ● Anthony D.

Archangels in Black chronique