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01 - Anywhere but home |
Chronique
2002 : La Roumanie devient le berceau de Magica, nouveau-né de la sphère du metal symphonique.
Naviguant dans une sphère plutôt underground, le combo produit d’abord The Scroll of Stone en 2002 avant de prendre son envol avec Lightseeker (2004) et Hereafter (2007).
2008 : S’ensuit une évolution plus mitigée -voire critiquée !- avec Wolves and Witches. L’importance qu’acquiert peu à peu le groupe sur la scène du métal symphonique ne digérera qu’avec difficulté la mauvaise production et le manque d’innovation qui marqueront cet album.
Deux années plus tard, le groupe d’Ana Mladinovici revient, et avec eux le successeur de Wolves and Witches, simplement appelé Dark Diary.
Reste à découvrir quels secrets recèle cette nouvelle page de l’histoire du groupe…
Si au premier abord cet album peut sembler être de la même facture que son prédécesseur, on découvre assez rapidement que Magica a effectué une nette progression, notamment au niveau des imperfections principales qui entachaient Wolves and Witches.
Fini les morceaux déstructurés et fades (sans parler de la production), Dark Diary propose une approche plus simple, avec des morceaux plus faciles d’accès (au détriment parfois des structures des compositions…), et par conséquent, plus facilement mémorisables ("Release my demons ") à l’instar de certaines compositions de Lightseeker.
Comparé aux précédents albums, Dark Diary s’inscrit dans une veine plus heavy, plus mélodique.
Exit les orchestrations et claviers de Lighseeker qui subsisteront tant bien que mal sur les enregistrements suivants, Magica se concentre cette fois-ci sur un enchaînement d’accords et de saturations oscillant entre un registre speed et power métal.
Le line-up du groupe subit lui aussi quelques arrangements ; changement au niveau de la basse, mais aussi au niveau de la rythmique puisque l’arrivée du nouveau batteur Hertz pallie quelque peu à l’un des défauts récurrent de Magica, sur les précédents opus : une batterie simpliste et parfois désorganisée.
C’est moins le cas ici : sur Dark Diary, la batterie prend plus d’ampleur et impulse les morceaux quand ceux-ci viennent à manquer d’allant (" Used to be an angel ").
Côté saturations, Magica poursuit son bonhomme de chemin avec un jeu plus travaillé (et un peu plus inspiré…) qui commence à remplacer le jeu parfois brouillon que l’on retrouvait notamment sur des compositions de Hereafter et Wolves and Witches.
Et Magica reste fidèle à certaines de ces habitudes : en témoignent les soli traditionnels présents sur des titres tel que " On the side of Evil ".
Paradoxalement, si Magica semble sur la bonne voie concernant la partie métal, le constat au niveau des orchestrations est nettement moins réjouissant. La structure des morceaux elle-même pâtit du manque d’innovation des musiciens !
Certes, Dark Diary est un véritable générateur de refrains mémorisables, par son jeu de guitare nettement plus appuyé que sur les albums précédents et ses refrains fédérateurs (" My kin my enemy ", " Anywhere but home ").
Mais des morceaux restent aussi une source de frustration quand à leur composition ; la quasi-totalité semblant…inachevée. Que ce soit au niveau de la clôture des morceaux souvent brèves et incisives (alors que les introductions sont un peu plus complexes) mais aussi, comme cité précédemment, au niveau de la partie symphonique.
A peine retrouve-t-on les traces d’une véritable recherche instrumentale sur les morceaux "Tonight ", ou encore " Need ", le clavier étant présent dans quasiment toutes les compositions mais restant peu ou mal exploité.
Les instrumentaux sont eux aussi inscrits aux abonnés absents (même si " Chitaroptera " présent sur Wolves and Witches n’était pas forcément un parangon du genre). Et c’est peut-être là la touche qui manque à cet opus, et qui n’aurait pas forcément dépareillé dans ce monde de riffs !
Car l’album, s’il reste digeste, est homogène au point de friser parfois la monotonie.
Un membre du groupe manque encore à l’appel : il s’agit de la frontwoman Ana Mladinovici, qui n’arrive décidément pas à s’imposer et à adapter son chant à la ligne de conduite de l’album. Renonçant souvent à son chant lyrique sur Dark Diary, elle oscille tout le long entre un timbre soprano et rock ("Wait for me "). Or, si cela lui permet de couvrir un registre plus large, ses interventions sont parfois encore maladroites et pas tout à fait maitrisées, malgré l’intervention des chœurs qui rehaussent et animent certains morceaux (" Never like you ", " We are Horde ", " On the side of Evil ", " My kin my enemy ").
A noter enfin la présence du morceau - en parfait décalage avec le reste du disque - concluant Dark Diary, " Dear Diary " qui sonnera familièrement aux oreilles des auditeurs de Wolves and Witches, puisqu’on pourrait le présenter comme un second " Maistra ". Pas de saturations ici ; respectant l’aspect intimiste d’un journal, la chanteuse fait à nouveau appel à son chant lyrique avec pour seul accompagnement le son du clavier, pour une ballade qui conclura tout en douceur les confidences de Magica.
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Partie métal
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Partie symphonique
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Une rythmique plus spontanée et un jeu de guitare bien mieux exploité ; l’ensemble évite à peu près le piège des compositions brouillonnes qu’on avait pu percevoir sur les précédents albums. |
Un aspect de plus en plus en retrait avec la présence d’un clavier presque invisible. La ballade concluant l’album n’arrive pas à chasser cette impression. |
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Chant/choeurs
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Harmonie d'ensemble
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Malgré ses efforts pour s’adapter, Ana Mladinovici ne parvient pas à harmoniser sa voix par rapport aux autres instruments, ce qui n’est pas préjudiciable en soi mais cela ne donne malheureusement pas non davantage d’intensité aux compositions. |
Le schéma de Dark Diary reste simple et accessible. Mais un rendu audio encore un peu bancal et une redondance des morceaux constitueront une fausse note dans l’harmonie d’ensemble. |
● Deltaplane.
