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The Path To Decay [4:29] |
Voilà que déboule en ce début d’année 2009 le nouvel album des Norvégiens de Sirenia. L’évolution musicale opérée depuis le derniers opus en date, « Nine Destinies And A Downfall », n’aura pas manquée de diviser les fans de la première heure. Mais qu’en est-il réellement de ce « The 13th Floor » ? C’est la question à laquelle je vais essayer de répondre dans les lignes qui vont suivre.
Tout d’abord, le premier choc à l’écoute de cet album est la production qui est tout simplement impressionnante ! Le son est massif, lourd et puissant tout en n’oubliant pas de mettre en valeur les mélodies vocales d’Ailyn, nouvelle venue dans l’univers de Sirenia (et accessoirement quatrième chanteuse en quatre albums…). Même si cette dernière reste assez synthétique, nous ne pouvons pas lui reprocher grand-chose d’autres.
Les deux premières chansons de cet album, à savoir The Path To Decay et Lost In Life, donnent le ton : refrain facilement mémorable, structure simple et efficace pour un rendu très accessible, sans être toutefois dénué d’intérêt pour l’auditeur. Sirenia signe avec ces deux premiers titres une entrée en matière remarquée et garde par la même occasion une certaine continué avec l’opus précédent. Il s’agit là de deux singles plus que probable ( The Path To Decay en est d’ailleurs le premier exemple concret vu qu’il s’agit du premier single, justement).
The Mind Maelstrom, quand à elle, se veut plus sombre et mélancolique, avec l’omniprésence de chœur venant ajouter à cette ambiance déjà pesante. Dommage que l’utilisation récurrente de ce procédé durant les autres pistes viennent confirmer une certaine facilité d’écriture à ce niveau là. A notez également la présence de grunt (assuré par Morten Veland, tête pensante de Sirenia) pour la première fois de l’album qui ajoute encore à l’ambiance, résolument plus dark, de cette piste.
The Seventh Summer bénéficie d’un très bon refrain ainsi que d’un pont musical tout en arrangement acoustique avec une voix masculine mélodique et pleine de mystère. Les couplets de Beyond Life's Scenery amènent un peu de renouveau avec l’utilisation d’une basse truffé d’effets et une mélodie vocale atypique. Dommage que le refrain soit si prévisible avec, une fois de plus, des chœurs en surnombre pas forcément nécessaire et surtout, redondants.
The Lucid Door constitue un autre titre qui pourrait facilement être considéré comme un single avec sa mélodie de refrain mémorisable et sa dynamique musicale. La production de l’album met également en valeur les arrangements orchestraux et je note que les parties de grunt apparaissent souvent lors des ponts, les rendant par la même occasion, bien incisifs et agressifs.
Nous restons en terrain connu avec l’intro de Led Astray, grosse guitare et instrumentions symphonique se taillent la part du lion sur la plupart des introductions de ce « The 13th Floor ». Ce titre reste dans la continuité de The Lucid Door, sans apporter de second souffle à la suite de cet album.
Nous arrivons à la dernière ligne droite de cet opus avec Winterborn 77 et Sirens Of The Seven Seas. Si cette première n’apporte vraiment rien de plus comparé aux autres pistes de cet album, il en est tout autrement de Sirens Of The Sevens Seas avec la présence bienvenue d’une voix masculine qui prend ainsi part à une bonne majorité du titre. Ce petit vent de fraicheur se fait au détriment d’un refrain vraiment dispensable, gorgé de chœurs à ne plus savoir quoi en faire. Sirenia signe tout de même avec cette piste un final de qualité, qui réunit nombres de bons points de cet album
partie métal ![]() |
partie symphonique ![]() |
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Les guitares sont mises en valeur et l’ensemble du disque est bien pêchu et dynamique |
« The 13th Floor » est dans la lignée des albums symphonique actuels avec l’utilisation fréquente d’arrangements orchestraux. Sans toutefois être bâclé, ils lorgnent assez souvent avec le côté pompeux de ce genre de musique. Un peu plus de retenue et une utilisation un peu moins systématique n’aurait pas était un mal, bien au contraire. |
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Chant/choeurs ![]() |
Harmonie d'ensemble ![]() |
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Ailyn dispose d’un joli brin de voix, sans toutefois bouleverser le genre et les chœurs sont souvent trop présents et avec la même intensité de piste en piste, ce qui nuit à l’immersion. |
Là encore, rien à redire. La production s’est fait un point d’honneur à rendre l’ensemble fort puissant et mélodique. Le tout est d’une belle cohérence. |
Conclusion
Même si Sirenia ne renouvelle pas le genre avec ce « The 13th Floor », force est de constater que l’ensemble se laisse écouter avec un certain plaisir. Les fans de la première heure passeront sans aucun doute leur chemin mais l’accessibilité de cet opus permettra sans doute à une autre vague d’auditeur de tomber sous le charme du combo Norvégien. Pour ma part, et même si je ne me suis pas épris d’amour pour le groupe, je conseillerais une écoute sans a priori, car le résultat d’ensemble est plus convaincant que le terne « Nine Destinies And A Downfal » .
